| | > When the sky carries me to you ..| Haleigh| | |
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Dallveig E. Johansen Admin

   Age : 16 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1013 » Where are you ?! : Paris. » Connections : Tous les jours. ! » Humeur : Effrontée. Fiche perso' » Prénom: Dallveig Elweard » Age: Vingt ans. » Nationalité: Scandinave..Français.. ?
 | Sujet: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Mar 1 Avr - 18:43 | |
| > When the sky carries me to you..
Je___N'oublierais___Jamais PV Haleigh Shelton
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Son souffle caressait sa peau. Un regard, farouche, rieur, puis brillant. Un instant les larmes qui semblaient embuer ses yeux. Sa main effleura ses cheveux. Ils chuchottaient. Ils riaient, persuadés que dans leur monde, ils étaient protégés et qu'il n'existait qu'eux deux sur terre. Ils les fuyaient en courant, riant. S'arrêtant parfois à l'angle d'une rue, leurs regards se rejoignaient. Il la sentait tout contre lui, enlacée. Son sourire éclatant traduisait sa joie profonde. Il n'avait pas peur. La vie lui semblait merveilleuse. Puis son regard se brouilla, elle tenta de se dégager tandis qu'il la retenait comme il pouvait. Le sombre l'engloutissait. Il voulait la retenir mais c'était impossible, on l'entraînait et elle partait, comme prise d'inconscience. Elle avait lâché sa main, elle avait disparu. Il hurla son nom. La pluie étouffa ses cris. Il courrut, perdu, désespéré, en hurlant continuellement son nom. Puis les ombres l'engloutissaient et l'oppressaient. Il tombait en sanglots et se sentait inéluctablement attiré dans les profondeurs...
Un frisson parcourut Toni tandis qu'il ouvrit brusquement les yeux. Des yeux encore ensomeillés tandis qu'il étouffait un baillement. Ses yeux affichant une expression vide dérivèrent vers la fenêtre où les rayons cristallins du soleil percaient à travers les rideaux blancs cassé. Toni soupira et encore à moitié-endormit saisit son portable et en découvrant l'heure - 5h40 ! - eût un grognement en plongeant de nouveau la tête dans son oreiller avec un petit gémissement. Pourquoi fallait-il que sa nuit s'acheva à cette heure-ci alors qu'il avait si peu dormit, sans cesse tourmenté par ce rêve si étrange qu'il faisait chaque nuit ou presque depuis quelques semaines ? Chaque nuit il rêvait d'Haleigh, comme si ce n'était pas suffisant d'y penser continuellement chaque jour ! Il n'en pouvait plus, sincèrement. Il envoya son portable sur l'oreiller et se releva en se passant les mains sur le visage, tentant de se réveiller. Il fallait bien se faire une raison : il ne se rendormirait pas et quand bien même cela aurait été possible, il préférait éviter de fermer les yeux pour encore rêver d'elle, d'eux.. Si seulement il lui avait été possible de..Mais il avait crut que la vie était bien plus facile que cela !
Toni alla à la fenêtre et entrouvit les rideaux. Paris someillait et le jour se levait. Le ciel n'était pas encore teinté de bleu mais peu à peu, le rose vif pâlissait et laissait place à un ciel limpide tandis que le soleil achevait sa course dans le ciel. Il regarda d'un air rêveur le ciel, presque comme un gosse. Le jeune homme entrouvit la fenêtre et sentit un courant d'air froid glacer son visage et un frisson parcourir son dos. Il s'adossa à l'encadrement de fenêtre et regarda la Ville qui s'étendait sous ses yeux, d'un regard pensif, perdu dans ses pensées..peut-être mélancoliques. Ce rêve avait de nouveau ravivé la mémoire du jeune homme et l'avait d'autant plus blessé - jamais ce rêve ne s'était terminé ainsi : jamais il n'avait sentit Haleigh disparaître, être arrachée à lui..Disparaître. Il déglutit et sentit la légère bise éffleurer ses bras nus, il frissona de nouveau, mais peut-être cette fois-ci cela fût-il dû aux pensées qu'il avait.. A l'image d'Haleigh encore. Il voulait l'oublier, omettre ce qi s'était passé pour enfin passé à autre chose..mais c'était impossible et même si cela était sûement déraisonnable, il savait que jamais il ne l'oublierait, il savait très bien qu'il ne le voulait pas.. Voilà là peut-être une des raisons de son état qui se dégradait peut-être ces dernières semaines...
Furieux de s'être laissé aller encore une fois, d'avoir encore rêvé, il referma brusquement la fenêtre et se rendit dans sa salle de bain pour y prendre une douche. Il frissonna sous le jet brûlant qui eût l'efficacité de le réveiller totalement et -espérait-il - de lui remettre les idées en place, bien que des images de son rêve ne cessaient de trotter dans sa tête. Il s'envellopa ensuite dans une serviette avant de se vêtir d'un jean sombre, une chemise noire ouverte sur un tee-shirt blanc. Toni ne prit pas la peine de sécher ses cheveux humides qui retombaient en quelques mèches châtains sur son front. Il prit seulement le temps de se raser et de mettre son parfum habituel. Il n'était à présent que 6 h 20 et Toni n'avait absolumment aucune envie de manger, mais lorsqu'il sentit un léger vertige -dû à la fatigue- le saisir, il choisit de prendre un café qu'il se fit rapidemment chauffer. Tout en le buvant, il regarda Paris, la Seine qui miroitait, toujours d'un air pensif, avant de fermer les yeux et se passer les mains sur le visage. L'Oublier..Cesser de rêver... Cesser de penser à elle... N'as-tu pas vu que tu la perdais..Que tu l'avais perdu ? Que c'est trop tard ..? Et puis tu ne dois pas. Tu ne dois pas.
Ne supportant plus ces pensées, Toni laissa choir sur la table sa tasse de café. Il saisit à la volée ses clés, ses clopes, son portable, enfila d'un bras son imper, mis son chapeau en feutre en travers de la tête, claqua la porte -ignorant les voisins évidemment - et se rua dans les escaliers. Oppressé, il n'en pouvait plus. Il devait sortir. Il ne le supportait plus. Il haïssait ces idées. Sortir. Partir, vite. Il enfila l'autre manche de son imper noir, baissa son chapeau sur ses yeux. Une fois dehors, il inspira l'air à plein poumons, fermant un instant les yeux, puis, d'un pas rapide, sillonna quelques ruelles étroites de l'Ile de la Cité où il n'y avait pas un chat, traversa le parvis désert de Notre-Dame. Il avancait sans savoir où il allait, perdu, dérouté, mais avec une seule idée : ne pas rester emprisonné avec ces souvenirs, ces pensées traîtres, ces rêves & cauchemards.. Les mains dans les poches, la tête baissée, il marchait, sans but, dans les rues désertes de Paris. Il levait parfois les yeux de temps à autre, ayant parfois un sourire triste en découvrant le magnifique paysage de Paris désert au lever du soleil. Mais il ne s'arrêtait pas. Toutefois, il y fût bien contraint lorsqu'il fût saisit d'une violente quinte de toux incontrôlable. Il s'arrêta et s'appuya au rebord d'une rambarde, toussant fortement. Sûrement cela datait-il de ce jour de pluie où il avait croisé cette jeune femme sur le pont qui avait voulu se jeter dans la Seine, et où il était resté avec elle sous la pluie, trempé, glacé et puis avec la fatigue..Toni n'était pas toujours très vaillant et son mauvais caractère ces jours-ci, sa solitude volontaire en étaient peut-être le résultat.. Résultat de tout ses questionnements, ses pensées, son trouble... Brusquement il s'arrêta devant la Gare de Lyon. Majestueuse avec sa grand efacade ancienne, type des vieilles gares anciennes avec les grandes baies vitrées qui tranchaient avec la pierre ocre. Et puis l'immense horloge qui indiquait 6 h 56. Après un instant d'hésitation, le bel américain s'engouffra dans le hall de gare et de la même manière, sans plus réfléchir se dirgea vers un guichet encore désert à cette heure-ci et demanda à l'improviste un billet de train pour une destination qu'il ne connaissait même pas mais qui venait d'apparaître sur un des grands écrans du hall. Peu importe. Il avait son billet en main, lut machinalement le numéro du quai, sans même y lire l'heure et s'y rendit comme un automate, sans plus réfléchir. Il ne pouvait réelement s'expliquer pourquoi il faisait cela. Peut-être l'idée de partir, s'échapper quelques instants.. Ne pas avoir de risques de revoir Haleigh. Ne plus lui faire de mal car il avait tant de crainte de lui en faire à nouveau. Il devait se résoudre à ne plus tenter de la voir même s'il lui avait supplié de le faire, il ne rêvait que de cela depuis les jours derniers, les semaines, les mois passés : La voir à nouveau, la sentir près de lui, contre lui, rêver enfin pour de bon..lui murmurer ce qu'elle seule pouvait entendre, ne plus avoir de crainte de la voir partir.., effleurer sa peau, senir ses cheveux, ses yeux brillants, son sourire.. Il aurait pû en devenir fou. Il avait tant besoin d'elle, elle qui ne quitait jamais son esprit, elle qui était ce qu'il avait de plus important au monde, elle qui représentait tout pour lui .. elle qu'il avait perdu..
Il aurait eût envie d'hurler son nom, plus fort que dans son rêve, savoir la retenir, l'empêcher de sombrer, lui prouver qu'Il était là, qu'il serait toujours là, toujours, qu'il ne partirait plus... Mais jamais cela ne serait possible. Il devait se résoudre à accepter ce qu'il avait provoqué, elle était déjà partie par sa faute..C'était à son tour de partir.. car il n'avait pas le droit de la faire encore souffrir.. Il sentit la brise glaciale lui effleurer le visage, ses cheveux encore humides.. Paris était inondé de lumière, les quais extérieurs où il se trouvait aussi, peu à peu par la lumière dorée, les rails vides brillants, les grandes baies vitrées dans son dos. Il était seul. De nouveau, violement, il se sentit secoué par la toux. Une toux violente qui le prit aux bronches à nouveau, il dû s'appuyer sur un banc puis sentant la tête qui tournait un court instant, il s'affala sur le banc, épuisé, encore. Son souffle d'abord rauque s'éclaircit peu à peu. Il laissa ses yeux dériver sur es rails.
Haleigh. Haleigh. Haleigh, je t'en supplie...
Il sentit ses yeux s'embuer et sa gorge se nouer. Ne pas craquer.. Mais il sentit les larmes qui coulaient le long de ses joues. Lorsqu'il sentit les sanglots le secouer il se prit la tête dans les mains, ses coudes appuyés sur ses genoux. Il pleurait peu..Très peu.. Mais il y avait un moment où il n'en pouvait plus. Il était seul, sur un quais de gare, à sanglotter, en attendant que le train arrive..
Combien de milliers d'inconnus de toutes époques avaient sanglotté sur ce quai comme lui ? _________________
" L'HUMANITE EST UNE ABSURDITE SANGLANTE..." |
|  | | Haleigh Shelton.

   Age : 17 Inscrit le : 02 Fév 2008 Messages : 20 Fiche perso' » Prénom: Haleigh » Age: 18 ans » Nationalité: Américaine
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Mer 2 Avr - 15:28 | |
| ••• « Le courage de ceux qui se regardent dans la glace le matin et articulent distinctement ces quelques mots pour eux seuls : « Ai-je le droit à l'erreur ? » Juste ces quelques mots ... Le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager par... par égoïsme ? Par pur égoïsme ? Mais non, pourtant... Alors qu'est-ce ? Instinct de survie ? Lucidité ? Peur de la mort ? Le courage de s'affronter. Au moins une fois dans sa vie. De s'affronter, soi. Soi-même. Soi seul. Enfin. “Le droit à l'erreur”, toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ? Qui, à part toi ? » }*
Insomniaque ? Non pas jusque là, mais la jeune femme avait du un peu trop forcé sur la bouteille de jus d'orange dans la journée précédente pour ne pas avoir fermé l'oeil de la nuit ! La morale de cette histoire ? Ralentir sur la bouteille de jus d'orange ! Un par jour et pas plus, bien que cela soit reconnu pour ses bien faits en vitamines il ne faut tout de même pas en abuser. Ces derniers jours la jeune femme était quelques peu disons ... stressée. Pourquoi ça ? Les examens ... qui n'ai pas passé par là hin ? Oui elle avait un partielle la semaine prochaine, et elle avait beau se plonger dans ses cours, ses livres, les encyclopédies pour en prendre le plus possible, elle avait l'impression de ne rien connaître mais absolument rien ! Était-ce ce phénomène si connu de tout le monde, ce phénomène d'impression de saturer complètement ? Haleigh était habitué à réviser pour un rien, pour un petit contrôle d'à peine une quinzaine de minutes elle était prête à réviser plus de deux heures. Enfin il ne faut pas croire que c'est une mauvaise élève et que c'est pour cela qu'elle travail sans cesse sur ses cours, non c'est plutôt dirait on un manque complet de confiance en soi! Oui un réel manque confiance en soi, pourtant elle avait travaillé dessus, mais en vain ... Cela fait partit de sa personnalité, elle toujours vécu avec ce sentiment, et ce n'est surement pas en attendant un thérapeute lui dire quelques phrases que cela la fera se sentir mieux, être en pleine confiance avec elle même. Alors vous vous imaginez bien que si elle n'a même pas confiance en elle même, que c'est très dure que la jeune femme accorde sa confiance à quelqu'un. Enfin elle l'a bien déjà accordé une fois, vous vous doutez bien de qui est cette personne ... mais plus que du gâchis qu'autre chose.
La tête posée sur son bras allongé sur les livres et bouquins en vrac sur la table de la cuisine. Elle n'en pouvait plus, son cerveau avait récolté trop d'informations ... elle avait travaillé toute la nuit sans perdre une minutes, enfin si les minutes qu'elle perdait c'était pour aller jusqu'au frigo se resservir un verre de jus d'orange. D'ailleurs il ne lui en restait plus. Shayne était partit se coucher depuis bien longtemps, elle lui avait dit qu'elle allait le rejoindre d'ici peu, mais finalement elle avait complètement oublié ces petits mots qu'elle lui avait dit. Elle tapait son crayon légèrement sur les feuilles blanches qui se présentaient à elle. Elle ne trouvait même plus les mots pour ses fiches, tellement son cerveau était saturé. Puis sur un élan venu dont ne sais où, elle se releva légèrement tout en poussant ses bouquins et feuilles, faisant tomber certains, et se plongea dans ses bras qu'elle avant croisé devant elle, comme pour faire un bon oreiller. 5h00, il était cinq du matin, elle n'en pouvait plus, mais son corps avait l'air de l'interdire de s'endormir. Elle releva la tête regardant droit devant elle, au-delà de la fenêtre qui donnait une vue sur la ville de Paris. Encore illuminé de mille feux, par ces lampadaires, les feux des coins de rues, les appartements illuminés, les feux de voitures, ... une distraction pour les yeux de la jeune femme qui étaient fatigués, les cernes se traçaient le long des minutes qui s'écoulaient. Elle passa ses mains sur son visages les ramenant en arrière vers sa nuque, pour remettre en place les petites mèches rebelles qu'elle avait au devant de ses yeux. Même à ses heures ci le monde ne s'arrêtait pas, il avait bien des personnes dans le même cas que la jeune femme qui ne dormait pas, trouvait alors une distraction pour ne pas s'ennuyer.
Elle se leva de sa chaise, bien que ses jambes avaient du mal à la porter, les mains tremblotante, elle se dirigea vers la salle de bain, où elle se fit couler un bain. L'eau s'engouffrait petit à petit dans la baignoire d'une blancheur éclatante, on apercevait la vapeur s'échapper vers le plafond tout aussi blanc. Elle enleva délicatement sa nuisette - eh oui elle avait tout de même prévue de se coucher avant de se plonger dans ses études - la posa sur le rebord du lavabo et mit par dessus une serviette rouge, douce au coin légèrement arrondis. Elle trempa un pied pour s'habituer à la chaleur de l'eau puis elle plongea le deuxième, et elle finit par se glisser tout doucement le long du rebord arrondis de la baignoire, plongeant ainsi sa tête dans l'eau. Et si elle s'endormait ... s'endormait dans les profondeurs obscurs ... ses profondeurs qui lui faisait tant comprendre son mal être ... rester allonger dans cette couverture chaude et pour derniers souvenirs de ce monde le faite de voir trouble, comme elle l'a toujours vu ... Et dans un élan de lucidité elle s'appuya de ses mains qu'elle posa au fond de la baignoire pour se soulever et sortir sa tête de l'eau. Elle toussa refaisant sortir l'eau qui s'était insinué dans ses poumons, posant sa main devant sa bouche pour éviter de faire trop de bruit pour ne par réveiller Shayne qui dormait encore à poing fermé. Elle ferma un instant les yeux pour oublier, oublier ce qu'elle allait faire, oublier sa vie, oublier ce monde, oublier Toni ... Cette rencontre ne l'avait pas aidé à l'oublier, enfin pensait elle vraiment pouvoir l'oublier en venant à Paris, sachant pertinemment qu'il était là. Elle attrapa un flacon de savon, s'en versa dans les mains et se savonna faisant le vide dans son esprit. Puis elle enleva les bulles savonneuses qui étaient sur son corps et se leva enfin, attrapant la serviette. Elle s'essuya et l'attacha autour d'elle. Quelques pas ... elle dérapa se cognant le dos de la tête. Elle resta quelques minutes allongée à terre, inconsciente ... puis elle réouvrit les yeux, qu'elle aurait préféré resté fermé. Un mal de tête s'insinua, elle se releva passant sa main derrière, se frottant légèrement ... cela lui brûlait, elle regarda sa main au bout de ses doigts quelques gouttes de sang qu'elle toucha du bout de son pouce regardant cette couleur vive qui venait d'elle, comme subjugué. Puis elle passa sa main sous l'eau glacial de l'eau du robinet, puis elle prit la pomme de douche, au dessus de la baignoire elle laisse couler l'eau au dessus de sa tête, pour la rincer, faire stopper le sang qui continuait de couler le long de ses cheveux.
Elle attrapa une autre serviette qu'elle enroule le long de ses cheveux pour les sécher et frotta avec le peu de force qui lui restait. Elle la jeta ensuite dans la corbeille à linge et sortit de la salle de bain pour aller dans la chambre, elle marcha sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Shayne qui avait l'air si paisible. Elle s'en voulait à elle même, elle s'en voulait de le laisser, de délaisser leur relation ... Elle attrapa un jean, un haut, des sous-vêtements et sortit de la chambre, et elle se laissa glisser le long du mur à côté de la porte laissant couler les quelques larmes qu'elle avait encore la force de faire couler. Ses larmes de désespoir ... de mal être ... Elle s'essuya les joues avec la longueurs de ses doigts et se releva pour enfiler ses habits. Elle devait partir, partir loin d'ici, partir quelques temps, partir de Shayne pour éviter de le faire souffrir, partir de cette ville qui l'étouffait, partir loin de Toni ... Elle avait besoin de réfléchir et ce n'est pas ici qu'elle y arrivera. Elle attrapa son sac, elle y jeta son portable, ses clés, des livres, son portefeuilles et quelques bricoles. Elle passa une main dans ses cheveux pour les coiffer un minimum, bien qu'ils soient encore mouillés. Elle attrapa une paire de chaussure qu'elle enfila, son imper qu'elle mit et sortit sans ménagement de l'appartement.
Elle marcha dans les rues de Paris, elle ne savait pas où elle allait, elle ne connaissait encore peu cette ville. Elle marcherait jusqu'à ce qu'elle trouve une gare, un autocar, ... pouvant l'emmener loin d'ici, peu importe la destination, tant qu'elle s'en allait, pas définitivement, mais le temps de réfléchir, réfléchir à ce qu'elle allait faire de sa vie. Puis elle aperçut devant elle la façade de la très belle gare, la gare de Lyon. Elle y entra sans se faire attendre, et se dirigea aussitôt vers les guichet où elle demanda un billet pour le premier train qui partait d'ici. Les lieux n'étaient que peu bondés, quelques personnes sur les terrasses des cafés, sur des bancs en face des allées des trains, mais que peu de monde était à la gare à cette heure matinale. Elle paya son billet et s'en alla vers le numéro de quai indiqué sur le billet. Arrivé devant le numéro du quai, elle aperçut une seule personne assise sur un banc le visage dans ses mains. La fatigue, la distance ne lui permettait pas de le reconnaître. Elle avançait tranquillement jouant avec le bout de son billet regardant le sol, ne regardant pas devant elle, le regard perdu, perdu dans ses pensées ... _________________
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 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Jeu 3 Avr - 15:49 | |
| > When the sky carries me to you..
{* Un quai de gare, Un dernier regard
La tête plongée dans les mains, Toni semblait étranger au monde qui l'entourait, si ce n'est les frissons qui parcouraient régulièrement son dos pour se profiler jusque dans es veines, lui rappellant la fine brise glaciale qui s'adoucissait au fur et à mesure que le soleil diffusait sa douce lumière dorée, encore faible mais brillante de ses couleurs chaudes en harmonie avec le ciel rose pâle. Pourtant la brise qui se faufilait sur les quais semblait rappeller qu'au milieu de cette douceur, cet athmosphère qui n'aspirait qu'au rêve et au bonheur, il était temps de prendre le départ. Comme un départ forcé, la peur de perdre tout, se sentir obligé de tout perdre, perdre ce qui comptait le plus dans notre vie.. Monter dans ce train qui s'éloignerait peu à peu de la cité des amoureux pour filer à travers la France, vers une destination inconnue, se sentir emprisonné et muet. Le visage d'Haleigh, encore insistant qui deviendrait de plus en plus pâle, ne serait plus qu'une ombre, déchirerait le coeur de Toni qui encore hurlait son nom il y a quelques heures, réalisant qu'il devait la perdre. Il savait que par son geste, un an plus tôt à New-York, il l'avait abandonnée, perdue, elle en larmes, sanglottant sur le sol, lui, qui lui avait volé un baiser avant de disparaître. Il devait partir, se chasser lui-même, entrer dans les wagons du train qui arriverait prochainement en gare, aggripper ses mains à la vitre et voir s'éloigner, disparaître ce qui comptait le plus pour lui dans sa vie. Par obligation. Pour ne plus la faire souffrir, pour se résoudre à l'idée de l'avoir perdu, comprendre réellement qu'il était trop tard, que tout était trop tard.. Savoir que maintenant, il en devait plus la voir, il devait se priver d'une partie de son être, que ses rêves ne s'accompliraient jamais. La quitter, pour toujours.. Etre obligé de partir pour cela. L'avoir perdue, ne plus jamais avoir l'occasion de le lui dire..En être hanté.. Son coeur déchiré, il aurait pû devenir fou. La vie était injuste. Il suppliait Haleigh de tout son être, il avait besoin de celle qui comptait le plus dans sa vie...
Haleigh..
De nouveau un frisson puis un nouveau sanglot, qui même en mordant la lèvre il ne pût réprimer. Il était secoué par les sanglots. Il réalisait. Il devait la perdre. Il ne voulait pas. Il était prêt à tout pour elle mais certainement pas à cela et.. Le ssanglots ravageaient ses joues, il ne cherchait rien pour les retenir, la tête entre les mains, son chapeau baissé. Il était seul et le serait toujours. Le train devait arriver. Il ne pouvait pas... Toni était d'une grande sensibilité, gardait énormément pour lui, prenait sur lui, souffrait, se questionnait mais ne disait rien. Les larmes aujourd'hui ne se tarissaient pas, le soleil doré les faisaient scintiller et éblouissait les yeux verts rougis par les larmes du jeune homme, Paris apparaissait brouillé derrière les yeux embués de Toni. Les même yeux qui dérivèrent un instant vers le ciel rose pâle tandis que le jeune américain se prenait la tête entre les mains. Ce ciel...
Le même que ce jour de Juillet dernier.. Celui qui pénétrait par les hublots de l'avion qui venait de quitter le sol Américain, survolant l'Atlantique vers l'Europe... Le front appuyé contre le hublot, Toni observait l'océan, n'arrivant pas à fixer ses yeux quelque part. Il les laissait flotter, deriver, pour s'empêcher de craquer. Il sentait une boule lui serrer la gorge, ses yeux humides, parfois une larme qui coulait et qu'il s'empresser d'essuyer du revers du poignet. Mais ce regard absent, perdu, seul, désespéré et tellement coupable, blessé.. Le soleil éblouissait ses yeux, qu'il fermait de temps à autre pour s'empêcher de pleurer, de sentir cette brulure, cette blessure brûlante au plus profond de son coeur, ses tremblements.. La revoir, sur le sol en train de sanglotter.. Entendre ces deux mots magnifiques " Je t'aime ".. Si fragiles et qui avaient fait frémir Toni. " Mais il faut être fort " s'était-il dit, ne pas craquer, pas encore, tenir, empêcher qu'elle souffre d'autant plus.. Puis ses douces lèvres sur les siennes, leur baiser hésitant d'abord, puis si tendre, si fort, passioné.. Ce baiser qui faisait encore frissonner Toni, le souvenir d'Haleigh, de tout ce qu'elle lui avait donné ce jour-là..Elle lui avait tout donné, tout. Et il lui avait dit deux mots blafards, violents pour toute réponse. Il l'avait abandonné...
La tête plongée dans les mains, Toni pleurait en silence à présent, sentant le soleil orangé sur sa joue. Il frissonait et un léger nuage de vapeur s'échappait parfois de sa bouche. Les rails taient à présents inondés de soleil, brillants, Paris sétendait derrière, par endroit voilé derrière les grandes arcades anciennes vitrées. Son regard emplit de larmes deriva au loin, tandis que de slarmes chaudes continuaient de glisser le long de ses joues rosies par le froid. Il souhaitait intérieurrement que ce train arrive pour abréger l'attente insupportable et il redoutait en même temps son arrivée. Tout son être lui soufflait de se lever, courrir et partir retrouver Haleigh, mais tout un autre le rappellait à son triste sort, à sa propre bêtise qui lui avait fait perdre l\'être le plus précieux au Monde, le fait qu'il soit trop tard..que c'était finit, qu'il devait cesser de rêver et d'imaginer Haleigh à ses côtés, penser qu'un jour il la prendrait de nouveau dans ses bras, qu'il effleurerait ses lèvres, plongerait ses yeux dans les siens... Il ne la verrait plus.
Son regard deriva sur le quai où il entendit des pas solitaires qui semblaient se rapprocher de lui. Une autre présence arrivait et qu'il distinguait mal à travers ses larmes. Tandis qu'elle serapprochait, il devinait peu à peu derrière ses yeux brouillés de larmes, une jeune femme, brune, si semblable à .. Il crut d'abord à une vision, surpris, sentant une onde glacée parcourir son dos. Comment se pouvait-il que ce soit Haleigh ? Ici ? A cette heure-ci ? A ce moment précis ? Trop de questions, d'émotions subites, il ne réalisait pas se croyant en proie à une sorte de délire. Il avait suffit que cette jeune femme ressemble de loin à Haleigh pour qu'il l'eût prise pour elle. Son désir de la voir, de la retenir, de se battre pour ne pas la perdre, croire que cela n'était qu'un mauvais cauchemar..était si fort qu'il avait peut-être était capable de prendre une femme brune, de loin, pour Haleigh. Il se mordit la lèvre pour retenir les larmes. Elle approchait...et bientôt, ce serait au train d'arriver et l'heure de la sentance.. L'heure où il partirait la mort dans l'âme.. Il ne pouvais plus, il ne pourrait le supporter, pourquoi tout ne semblait être qu'une machination infernale ? Au Louvre, n'avait-il eut cet excès de folie où il avait crût que tout était possible ? Mais il était avec Haleigh, et il n'avait peur de rien, il était prêt à tout pour elle.. Et à présent, seul, en larmes sur un quai de gare,il devait prendre cette autre décision, la plus douloureuse de toutes : ne plus voir Haleigh, accepter de l'avoir perdue car..tout était trop tard..Ne pas s'écouter, ne pas écouter son coeur..
Son visage, ses yeux, ses lèvres, ses cheveux qui flottaient légèrement devant ses yeux quand elle marchait, le pas hésitant, comme si elle s'était perdue et son regard..Son regard. Elle était là, marchait vers lui, venait à lui inconsciemment sûrement. C'était elle. Haleigh. Elle ne l'avait pas vu. Il venait de la voir réellement. Lui. Elle. Dans une gare. Au moment où Toni devait se résoudre à cette douloureuse décision, à oublier..ce qui était impossible. Elle était là. Les yeux verts de Toni s'ouvrirent grands de surprise, de trouble. C'était impossible, comment était-ce ..? Il sentit ses muscles se tendre, le sbattements de son coeur s'accelerer, il se releva brusquement lorsqu'il la vit. Il recula de deux pas, comme un automate, paralysé. Pour la première fois, il croisait son regard. Sentant ses yeux rougis s'embuer de nouveau, il lâcha d'une voix étranglée, tremblante :
- Haleigh...
Il recula encore d'un pas, puis brusquement se cogna dans son dos, à la nuque. Sous le choc, il sentit le sol valser un moment, un vertige de nouveau, sûrement dû à la fatigue. Il se sentit tomber. Puis ses mains le rattrapper avant qu'il ne tombe complétement. Il se redressa mais fût pris d'une nouvelle quinte de toux, incontrôlable, le prenant aux bronches. Il serra plus fort la rambarde à laquelle il s'était retenue, courbé, affaiblit. Lorsqu'enfin il releva les yeux embués vers Haleigh, il entendit le " Tuuuuuuuu " de la vieille locomative fumante qui semblait arriver au loin, vers leur quai. Ses yeux, angoissés, enpoie à tant de sentiments confus, il était perdu mais peut-être assez lucide pour réaliser qu'Haleigh, celle qui était tout pour lui était devant lui au moment où il s'apprêtait à la quitter à jamais ... Il tentait de s'essuyer les larmes, tenter de les cacher au moment où il avait entendut le bruit typique des locomotives entrant en gare. Il frissonna, regardant par dessus son épaule la locomotive qui bientôt arriverait pusi reporta son regard sur Haleigh. Son regard si profond, brillant de larmes, un regard qui voulait seulement vouloir dire ce que ses lèvres voulurent murmurer sans à peine y parvenir : < Please, Don't...> Le train qui arriverait. Non..NON ! Semblait-il hurler dans sa tête. Il aurait voulu retenir ses larmes comme il aurait voulu pouvoir retenir Haleigh. Mais il sentit une larme, puis deux, chaudes, glisser le long de ses joues... Tandis que son regard empli de larmes ne quittait pas les yeux d'Haleigh.
>< Je me rattrappe au prochain, promis juré !
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|  | | Dallveig E. Johansen Admin

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 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Jeu 8 Mai - 16:25 | |
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   Age : 17 Inscrit le : 02 Fév 2008 Messages : 20 Fiche perso' » Prénom: Haleigh » Age: 18 ans » Nationalité: Américaine
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Jeu 8 Mai - 21:44 | |
| Ses pas devenaient de plus en plus incertain, Haleigh était confuse, elle ne savait plus réellement quoi faire. Etait ce la meilleure solution que de partir quelques semaines, quelques mois ?! Après tout en revenait à ici, n’aurait elle pas toujours ce ressentiment au fond d’elle, ce sentiment qu’elle ne pourrait sans doute jamais effacer … S’enfuir ? Cela n’a jamais été vraiment la meilleure solution et ce n’est surement pas comme cela que les problèmes se résoudront. Devait-elle alors quitter définitivement cette ville ? Retourner chez elle, était surement la meilleure chose à faire, oublier tout ça, oublier Paris, oublier Toni … reprendre la vie d’un autre pied avec Shayne, lui qui a toujours été là pour elle, qui ne l’a jamais abandonné lorsqu’elle avait besoin d’aide, de lui … et que faisait elle aujourd’hui, elle ?! Elle le laissait lâchement, sans même un mot pour expliquer son départ ou pour tout simplement lui dire qu’elle ne rentrerait pas ce soir. Un sentiment de culpabilité la traversa, elle s’en voulait à cet instant, elle s’en voulait de ne pas pouvoir lui expliquer simplement en face de lui, de s’enfuir bêtement ! Elle avait reproché il y a bien des mois à Toni de s’enfuir, et aujourd’hui elle commettait la même erreur que lui ! La même erreur que de faire souffrir quelqu’un qu’elle apprécie énormément. Elle regardait toujours son billet de train, d’un regard insistant sur la direction qu’elle allait prendre. Elle ne connaissait même cette ville où elle se rendait, enfin pour tout dire elle ne connaissait quasiment rien sur ce pays à part les villes les plus connues bien entendu, mais ce qu’elle connaissait de ces villes tant connu n’était que sur leur patrimoine historique. Elle se dirigeait a l’aveuglette, là où le destin l’amènera tout simplement, mais que lui réservait il justement ?!
Le froid rosissait petit à petit ses joues, elle recroquevillait ses doigts à l’intérieur de ses manches de manteau pour les réchauffer légèrement. De temps à autres des frissons la traversait de haut en bas ! Elle espérait que sa nouvelle destination est une meilleure température qu’ici ! Enfin devait-elle réellement partir, au fur et à mesure de ses pas, cette question ne cessait de s’installer progressivement dans son esprit. Le train n’était pas encore en gare elle avait le temps de faire demi-tour, de repartir à l’appartement, de se glisser dans le lit au près de Shayne et de faire comme si de rien ne s’était passé, oublier l’acte qu’elle allait commettre. Il ne lui suffisait, que simplement faire un seul petit pas pour laisser cette idée totalement stupide derrière et de sans éloigner le plus possible ! De plus elle allait gâcher ses études en partant, elle avait un partiel et il était d’autant plus le plus important de son année ! Et après tout elle voulait réussir dans la vie, elle voulait faire ce qu’elle avait toujours voulu faire et elle avait beaucoup travaillé pour ça, aujourd’hui elle était dans une école des plus réputé, et elle allait laisser tomber tout ça pour des histoires ... c’est comme cela qu’on se forme non ?! Il fallait qu’elle soit forte, qu’elle mette ça de coter et qu’elle pense à son avenir, elle pouvait pendant quelques temps se renfermer dans son travail et se sentiment de mal être partirait surement … De toute façon elle ne pouvait pas espérer mieux … et tout le monde dans la vie passe par une étape dur, surement difficile à surmonter, mais il ne faut pas fuir, cela ne ferait qu’aggraver les choses ! Elle devait se comporter comme quelqu’un de censé, comme quelqu’un qui avait la tête sur ses épaules, et qui devait faire face à ses problèmes ! Voila elle était décidée elle allait faire demi tour, et ne jamais revenir ici. Elle se mit alors à plier tout doucement son billet de train tout en relevant son regard.
C’est alors qu’elle aperçut Toni … mais que faisait-il ici ?! Rêvait elle ou était ce bien lui … enfin elle n’avait pas de doute, elle était sur qu’il était devant elle. Il la regardait lui aussi surpris pas sa présence sur ce quai, à l’attente d’un train, enfin elle ne l’attendait plus vraiment maintenant. Elle froissait toujours son billet qu’elle enferma dans son poing, et par la suite le glissa dans sa poche de manteau discrètement. Elle ne cessait de dévisager Toni, d’ailleurs elle avait remarqué qu’il avait les yeux rouges, avait il pleuré ?! Elle en était certaine, elle reconnaissait facilement l’était d’esprit du jeune homme et surtout par ses attitudes, ses traits sur son visages … Elle le voyait reculé, avait il peur d’elle ?! Elle n’allait pas le manger, enfin façon de parler. Ils s’étaient vu au musée du Louvres et s’étaient dis qu’ils se reverraient et aujourd’hui on avait encore l’impression qu’ils venaient de se retrouver à nouveau et qu’ils ne s’étaient pas vu depuis plus d’un an ! Elle entendit le train arriver, les rails tremblaient, un bruit de la locomotive, étouffé par la circulation se fit légèrement entendre. Etait il là pour prendre ce train, le train qu’elle était censé prendre il y a peine plus d’une minute, mais qu’elle s’était convaincu de ne pas prendre ! Qu’allait-il faire là-bas ?! Elle aperçut alors des larmes couler sur les joues de Toni. Que devait elle faire, se rapprocher de lui, le prendre dans ses bras ? Elle avança alors de quelques pas, laissant une distance que très relative entre les deux jeunes personnes.
- Toni … Qu’est ce que tu fais là ? Qu’est ce qui ne va pas ?
Il n’allait surement pas lui répondre, il avait le don d’esquiver les questions dérangeantes, mais que pouvait-elle dire d’autre ?! Elle se sentait mal à l’aise, mal à l’aise de le voir comme ça, dans cet état …
[Je n'étais pas vraiment inspirée désolé ] _________________
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|  | | Dallveig E. Johansen Admin

   Age : 16 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1013 » Where are you ?! : Paris. » Connections : Tous les jours. ! » Humeur : Effrontée. Fiche perso' » Prénom: Dallveig Elweard » Age: Vingt ans. » Nationalité: Scandinave..Français.. ?
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Dim 11 Mai - 15:26 | |
| > When the sky carries me to you..
{* And I can't erase the things that I've done
Le train encore fumant venait de faire son arrêt sur les rails, enfumant le quai de son épaisse fumée blanche qui se teintait d'or au soleil. C'était un beau train qui aurait fait rêver n'importe quel enfant comme celui au bout du quai qui tenait la main de son grand-père. Toni eût un frisson en apercevant le grand-père, légèrement voûté, au visage fatigué par le temps mais dont les yeux semblaient briller à la vue de ce train comme ceux de son petit fils à qui il tenait la main, ce petit garçon aux boucles d'or avec des allures d'ange, qui faisait à peine la taille de la valise qu'ils avaient emporté. L'enfant riait aux éclats devant ce magnifique train et ses wagons rouges, noirs et bleus, fraîchements repeints. Le wagon qui était à quai devant Haleigh et Toni était noir, le suivant était rouge. Laquelle de ces deux personnes, le grand-père ou le petit ange, Toni aurait le plus souhaité être en cet instant ? Il avait l'impression que c'était des images de sa vie, passée, présente que lui renvoyaient ces deux êtres, à travers ces yeux embués. Ce petit garçon, ça aurait pû être lui, au bras de son papa lorsqu'il l'emmenait voir les trains ou les vieilles voitures, à l'époque où il n'était qu'un petit garçon insouciant qui riait aux éclats et savait faire rire les gens qui l'entouraient, quand il nageait en plein bonheur et que l'idée d'un voyage ne représentait que de nouvelles découvertes et pas d'école et la perspective d'un retour à Paris.
Mais qu'était donc devenu Toni ? Le contraste était fort entre ce petit garçon qu'il était et le jeune homme, beau et grand qu'il était devenu. Et pourtant, sous ses traits physiques se cachait aujourd'hui un homme ayant souffert, presque orphelin, un homme déchiré qui croyait avoir tout perdu et qui refusait de donner sa confiance, son coeur à quelqu'un. Un homme qui tentait de prendre ses marques et refusait parfois si souvent de l'aide, parce qu'il se méfiait, que son insouciance avait disparu, parce qu'il pensait ne pas mériter cet aide, il s'infligeait une punition, se blâmer de cette "raison" qu'il avait voulu avoir il y a un an. Un homme déchiré, blessé, désabusé et si sensible. Pouvait-il encore se dire avoir des qualités ? Pouvait-il encore permettre que quelqu'un croie en lui, pouvait-il se laisser aimer ? Il marchait seul, hanté par elle. Jour et nuit elle était là, il la rêvait à ses côtés, entre ses bras, savoir le lui dire..S'il était heureux, il lui manquait quelque chose : qu'elle soit à ses côtés pour qu'ils partagent ce bonheur. Il ne s'était réellement "donné" qu'à elle, et tout avait été brisé par lui..Et il sentait que, même s'ils s'étaient revus, il y avait cette distance entre eux, qu'elle semblait imposer, une sorte de ressentiment qu'elle gardait. Il le comprenait peut-être, mais il en souffrait. Sentant qu'une partie de leurs meilleurs moments, de leur complicité avait été effacé dès l'instant où Toni lui avait dit "oublie-moi".. La vie n'était que la poursuite du bonheur.. innateignable ?
Les rêves ne s'accomplissent pas. Désillusioné.
Les larmes continuaient de couler sur les joues de Toni sans qu'il ne s'en rende compte, ses yeux gris, brillants décrivant le grand-père et le petit garçon. Puis il se reposèrent sur Haleigh qi s'était légèrement approchée de lui, plus perplexe et mal à l'aise à la vue de Toni sûrement mais elle lui demanda ce qui n'allait pas et ce qu'il faisait ici d'une voix qui paraissait si détachée, comme si jamais rien ne s'était passé, comme deux personnes qui s'étaient croisées de temps à autre et s'adressait l'une à l'autre, et s'il se demandait ce qu'ils comptaient faire pour leurs vacances. Toni la considéra longuemment de ses yeux rougis, voulu prendre une inspiration et partit dans une nouvelle quinte de toux qui lui faisait terriblement mal aux côtes. Une fois la toux calmée, il se redressa, parcourut de frissons. " Qu'est-ce qui ne va pas ?" quelle question anodine qui aurait permis à Toni de lui dire tout ce qui n'allait pas depuis un an. Et pourtant, il gardait cette réserve, comme opressé par la distance que semblait imposer Haleigh, il la regarda de ses yeux gris, rougis. Un regard profond, blessé. Et comment lui répondre à une question pareille ? Il craignait tant la réaction d'Haleigh... Aurait-il raison de lui dire cela ? Ne craignait-il pas d'en souffrir encore plus ..? Mais pouvait-il attendre toute sa vie, garder sur lui toute sa vie et finir comme ce grand-père, seul à regarder les enfants jouer, seul sur ce même quai et penser au passé, à toutes les erreurs, tout ce que l'ont a manqué ..?
Toni regarda Haleigh, de son regard grave, empreint de souffrance, sentant ses muscles lui tirer soudainement et lui faire vraiment mal. L'angoisse ? La peur de la perdre définitivement à tout moment ? Un léger vent froid vint de nouveau le faire frissonner, il releva doucement son chapeau un peu plus haut afin qu'il ne tomba pas sur ses yeux. Il fit un pas vers elle. Cette scène était si semblable étrangement à celle de l'aéroport, sauf que les rôles semblaient s'inverser. Mais y aurait-il de nouveau quelqu'un qui partirait cette fois-ci ? Qui briserait définitivement tout ce qui leur restait ? Le train était à quai, prêt pour embarquer les voyageurs dont faisaient partie Haleigh et Toni. Qui entrerait dans le wagon en premier ou renoncerai ? Il y avait cette opressante impression que tout se jouait. Pour Toni, c'était presque le cas, puisqu'il voulait prendre ce train pour s'éloigner de nouveau de Haleigh, ne supportant plus de rêver d'elle a ses côtés, de savoir qu'il devait renoncer à elle, que les rêves ne s'accomplissent jamais et que l'irrémédiable erreur qu'il avait comise marquait à jamais leur séparation ? Et pourtant, le jeune homme, depuis un an, n'avait de cesse de penser à Haleigh, d'être déchiré ou sombrer dans la solitude en sachant qu'il l'avait perdue, il ne se le pardonnait pas. Certes ils s'étaient revus au Louvre, et pourtant leur rencontre n'avait rien scellé, ou seulement confirmé ce que ressentait Toni, et depuis, le jeune homme n'allait pas mieux, au contraire, tout semblait s'empirer et il ne pouvait se "détacher" d'Haleigh..
Elle était là. Sur le quai. Face à lui. Devant un train qu'un des deux devait prendre.
Une légère brise glaciale flottait dans l'air, envelloppant la fumée blanchâtre qui s'échappait de la machine fumante et courait sur le quai, entre les jambes des deux jeunes gens, leur donant l'impression d'être sur un nuage qui disparaissait peu à peu dans l'air glacial de ce petit matin. Le soleil projettait ses rayons dorrés à travers les arcades de verre. Le silence régnait. Ce même silence que le jeune homme avait trouvé un soir d'été, sous les arcades de verre, sous la voûte étoilée, là où la mélodie avait sonné à ses oreilles, avait chanté dans le creux de ses oreilles, l'avait envelloppé.. Elle revînt en cet instant même à ses oreilles, en lui-même. Il s'avanca doucement vers Haleigh, jusqu'à ce que leurs corps se joignent. Les yeux gris du jeune homme, brillaient. Ils n'étaient plus rouges, seulement brillants de larmes où pourtant une lueur venait de s'allumer. Elle était là. Haleigh était là, une nouvelle lueur s'alluma dans ses yeux. Des yeux doux, profonds. Il glissa doucement sa main sur la taille d'Haleigh et de sa main droite, il caressa tendrement la joue d'Haleigh et murmura, puis chanta comme dans un murmure à peine perceptible, ces paroles qui se dessinaient sur ses lèvres tremblantes et ses yeux gris, brillants, voilés derrière les larmes passées.. Ces paroles, cette chanson murmurée d'une voix tremblante et cassée trahissant son émotion et la tendresse avec laquelle il prononcait ses paroles qui traduisaient tout ce qu'il aurait voulu lui dire..
And I can't stand the pain And I can't make it go away No I can't stand the pain
How could this happen to me ? I made my mistakes I've got no where to run The night goes on As I'm fading away I'm sick of this life I just wanna scream How could this happen to me ?
Everybody's screaming I try to make a sound but no one hears me I'm slipping off the edge I'm hanging by a thread I wanna start this over again
So I try to hold onto a time when nothing mattered And I can't explain what happened And I can't erase the things that I've done No I can't
| Spoiler: | | | Traduction : Je ne peux pas faire face à la douleur Je n'arrive pas à la faire partir Non je ne supporte pas la douleur
Comment cela a t-il pu m'arriver ? J'ai fait mes erreurs Je n'avais nul part où courir La nuit s'en va Comme je m'efface Je suis fatigué de cette vie Je veux juste hurler Comment cela a t-il pu m'arriver ? Tout le monde hurle J'essaie de faire sortir un son mais personne ne m'entend Je glisse sur le bord Je ne tiens qu'à un fil Je veux tout recommencer Alors j'essaye de tenir en pensant à un temps où rien n'avait d'importance Et je ne peux pas expliquer ce qui est arrivé Je ne peux pas effacer les choses que j'ai faites Non je ne peux pas |
Son regard plongé dans celui d'Haleigh, les dernières paroles de la chanson firnirent dans un murmure qui ne fût plus perceptible. Il la regarda en silence, tendrement et douloureusement, puis il baissa les yeux au sol et ajouta d'une voix grave, à voix basse :
- Haleigh, je ne veux plus te faire souffrir ... I can't.. Pardonne-moi, pardonne-moi, pardonne-moi..
Dans sa voix qui s'éteignait, il releva ses yeux sur Haleigh et regarda le train de côté en déglutissant, se sentant à bout de forces. Seule Haleigh semblait pouvoir le retenir. Il s'accrochait à son regard tout en caressant sa joue, sentant sa main glisser peu à peu, comme lui semblait s'affaisser, tout aussi frêle..
{ Ah ça y est, l'inspi' me revient un peu là^^
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" L'HUMANITE EST UNE ABSURDITE SANGLANTE..." |
|  | | Haleigh Shelton.

   Age : 17 Inscrit le : 02 Fév 2008 Messages : 20 Fiche perso' » Prénom: Haleigh » Age: 18 ans » Nationalité: Américaine
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Dim 11 Mai - 23:46 | |
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Son regard était toujours plongé dans celui de Toni, elle essayait de comprendre ses larmes, ses larmes qui ne cessaient couler lentement sur ses joues rosie par le froid. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, le serrer de toute ses forces jusqu'à épuisement et faire taire ses larmes, mais elle ne pouvait pas, elle se défendait de le faire ! Ils n'étaient plus pareil, ils avaient grandi, mûri ... séparément. Ils ne pourraient, elle ne pourrait jamais oublier, oublier cet instant ... ses mots ... son regard quand avant qu'il parte ... ses actes ... c'était gravé dans sa mémoire, et ils ne pourraient jamais redevenir ce qu'ils étaient, cette amitié ... et pourtant elle voudrait tout effacé recommencer à zéro avec Toni, recommencer une vie et oublier cet évènement. Alors même si elle voulait le serrer dans ses bras pour le sentir près d'elle, pour faire cesser ses larmes, et pour lui dire à quel point il lui avait manqué et qu'il lui manquait toujours autant ... elle ne pouvait pas comme une barrière que son subconscient lui imposait . Alors avaient ils encore une chance de reconstruire de quelques chose d'aussi fort que ce qu'ils avaient avant ? Pour tout dire elle était certaine qu'elle ne pourrait retrouver le Toni qu'elle avait connu ... ils s'étaient probablement fait trop souffrir l'un et l'autre pour qu'ils puissent tout oublier. Mais qu'est ce mot réellement " oublier ", est ce que quelqu'un peu réellement oublier un acte, un mensonge, une parole ... un mot tellement abstrait, indéfinissable, car on ne peut " oublier " il restera toujours une trace dans le subconscient, qui est comme une bombe a retardement, un jour ou un autre cela ressortira ... et ce pour quoi vous vous êtes battu pour oublier, vous fera alors encore plus souffrir qu'autre chose ! Il faut alors apprendre à vivre avec cette souffrance, mais peut on alors reconstruire quelque chose par dessus, avec cette personne qui a causé tant de souffrance ?
Le train était en gare, les personnes commençaient à y rentrer ... Toni était il aussi pour ça ou était il juste venu pour regarder ses trains tout en réfléchissant ... enfin cette deuxième solution elle en doutait fortement. Mais pouvait elle lui reprocher une nouvelle fois de vouloir s'enfuir, alors qu'elle s'apprêtait à faire la même chose ?! Après tout était ce vraiment leur destin que de rester éloigner l'un de l'autre, de ne plus ce voir et de se laisser et d'abandonner ses sentiments, d'abandonner ses souffrances, d'abandonner ce regard qui persistait dans la tête de la jeune femme. Mais ils avaient déjà été séparé, et elle n'avait jamais pu cesser, un seul jour, de penser à lui. Et cette rencontre au Louvres n'a pas vraiment arranger les choses. Mais que pouvait elle faire après tout ? Il était parti, et il allait repartir ... elle s'était reconstruit une vie avec un autre homme ... elle ne pouvait abandonner Shayne qui avait toujours été là pour elle. Et Toni c'était peut-être reconstruit une nouvelle vie lui aussi, peut-être était il sur le point de se marier, enfin elle savait très bien que se cas là était que peu probable, le connaissant parfaitement, mais qui sait ?! Il a tellement d'imprévue , de changements ... elle n'aurait jamais pensé, une seule seconde qu'il serait partit, la laissant ... Alors aujourd'hui tout peut-être envisageable ! Ils devaient aller de l'avant, certes ce ne serait pas simple ... mais qui a dit que la vie était simple ?! Ils ne cessaient de s'éloigner puis de se "rapprocher", ils ne pouvaient pas continuer comme cela, ils devaient arrêter de se faire souffrir.
Chaque personnes tentent de se cacher, de cacher leurs émotions, certains le cachent mieux et d'autre moins. Un simple sourire peut dire tant de chose, un "sourire" a pour définition l'amusement ou une satisfaction mais cette aussi la meilleure arme pour cacher le mal être qu'on a en nous. Les personnes qui nous entoure, la famille, les amis ... ne cherchent pas à identifier ce sourire, ils se contentent de se dire: " elle sourit, alors tout va bien " , " elle pleure alors quelque chose ne va pas " Mais tout est superflu, on fait paraître ce qu'on a envie de faire paraître ! Les visages de ses personnes sur le quai ... certains sourissent mais on peut apercevoir dans leurs yeux, une lueur disant qu'ils sont triste ... triste de quitter leur être aimé pour quelques jours ou pour toujours, leurs enfants, leur parents, ... La vie peu paraître tellement simple à certains moment, mais alors vous vous rendez très vite compte qu'elle ne l'est pas ! Et heureusement d'ailleurs, si la vie était parfaite, personne n'auraient de but dans la vie ... certes pour certains elle est plus difficile que d'autre, mais cela forge le caractère et on peut toujours s'en tirer plus fort ... Alors il faut toujours sortir du positif dans les évènements les plus douloureux, même si il est difficile à le voir .
Elle ne bougeait plus, ne disait plus un mot, restait juste là, devant lui ... le regard plongé dans le sien à la recherche de la compréhension ... Il avait avancé d'un pas vers elle mais c'était aussitôt arrêté. Elle ne savait plus comment agir avec lui, elle était perdu, perdu dans ses sentiments, elle ne savait plus comment se comporter avec lui. Ce silence si pesant donnait des frissons à Haleigh, mais elle ne pouvait pas bougé, elle était comme collée, collé au sol de ce quai où le destin l'y avait mené. Puis contre toute attente Toni se rapprocha, elle pouvait sentir son souffle sur son front, sentir la chaleur de son corps contre le sien, et sa main qui glissait sur sa joue, sa main tellement douce ... Les battements de son coeur s'accéléra, elle ne se contrôlait plus elle même. Elle l'entendit alors, le son de sa voix, d'un murmure qui se faisait à peine entendre ... une chanson ... des paroles retraçant ce qu'il ressentait. Le son de sa voix devenait de plus en plus inaudible s'effaçant au gré du vent. Il baissa alors le regard et lui avoua qu'il ne voulait plus la faire souffrir. Elle essayait de chercher son regard, les battements de son coeur ne cessaient de s'accélérer ... Elle prit alors d'une voix douce, bougeant légèrement la tête et essayant de garder le regard de Toni dans le sien de peur qu'il s'en aille.
- Alors ne pars pas Toni ... arrête de fuir ... reste ...
Elle ne voulait pas qu'il prenne ce train, elle voulait qu'il reste ici avec elle, elle voulait rester plonger dans son regard une éternité, un regard ne peut pas mentir, il peut être voiler par la haine, la colère, mais il est toujours le reflet de l'âme, des sentiments, de la personne ... Elle avança sa main vers celle de Toni qui était sur sa taille, où elle glissa ses doigts et ajouta simplement, doucement :
- Reste .
[hum mon poste est très nul ><'] _________________
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|  | | Dallveig E. Johansen Admin

   Age : 16 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1013 » Where are you ?! : Paris. » Connections : Tous les jours. ! » Humeur : Effrontée. Fiche perso' » Prénom: Dallveig Elweard » Age: Vingt ans. » Nationalité: Scandinave..Français.. ?
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Lun 12 Mai - 22:01 | |
| > When the sky carries me to you..
{* Never new I could feel like this

Never knew I could feel like this Like I've never seen the sky before I want to vanish inside your kiss
Lorsqu'il sentit les doigts d'Haleigh se mêler aux siens comme son regard l'avait fait, Toni frissona et resserra délicatement sa main. Depuis combien de temps rêvait-il de la revoir, de la sentir contre lui et leurs corps se joindre à nouveau ? Ses mains glaciales tremblaient à ce contact qui semblait si fragile et qui lui redonnait une once de force, une once de vie qui revenait à lui, celle qui avait disparût depuis tant de temps de son être. Celle qui l'avait quitté ce jour noir, ce jour qu'il aurait souhaité de toute son âme pouvoir effacer, que tout disparaisse et que leur union soit de nouveau possible. Mais de ce jour, il aurait seulement voulu pouvoir garder deux choses; c'est d'ailleurs ces deux instants que Toni gardait au plus profond de lui-même car c'est sûrementles deux plus belles choses qu'il aie reçût de toute sa vie. Ces deux choses qui l'avaient boulversé et marqué au plus profond de lui-même, ce que personne ne saurait jamais lui redonner. Il avait reçut ces deux instants, les plus beaux et lâchement, égoïstement, il avait osé partir, il avait brisé le plus cadeau que lui avait offert Haleigh. Les plus belles paroles qu'on ne lui aie jamais dites, les plus belles paroles d'Haleigh, si fragiles et si déterminantes : " Je t'aime ...", puis le frisson qui lui avait parcouru le dos face à ses paroles chamboulantes et sa pitoyable réaction. Mais il y avait eût leur baiser. C'était le seul, impromptu et qui semblait dire tant de choses. Certes, ce n'était pas la première, ni la dernière, fois que Toni embrassait mais ce jour-là, il avait découvert la signification. Il avait ressentit ce baiser au plus profond de lui-même, frissonant. Cette journée était restée un affreux souvenir, donnant lieu à tant de souffrances, mais au milieu de ce tableau noir, il restait ces deux souvenirs impérissables qui avaient marqué Toni à jamais..
Oui, jamais ce souvenir ne l'avait quitté. Au même titre que jamais il ne s'était pardonné son acte et qu'Haleigh s'était fait de plus en plus présente dans sa tête, sa vie, jamais il n'avait cessé de penser à elle, constamment. Il se rappella tout ces instants où il croyait la reconnaître dans la rue et que son coeur se mettait à battre à tout rompre. Ce sinstants où il était seul, distant et refusait de s'exprimer ni de dire ce qui transformait soudainement son attitude. Tout les soirs où seul, il ne pouvait s'endormir, la gorge serrée. Ces jours qui peu à peu lui avaient fait comprendre son erreur et l'importance que tenait Haleigh dans sa vie. Il avait perdu sa moitié, celle qui comptait le plus pour lui dans sa vie, celle pour qui il se sentait prêt à se donner. Comment mettre un nom sur ce sentiment qui lui avait toujours été inconnu ? Comment pouvoir avouer cela, le reconnaître ? Peut-être pour se protéger encore ou la protéger, éviter à tout prix que cela recommence, qu'il la fasse souffrir justement.. Alors c'est donc pour cela qu'il s'apprêtait à fuir de nouveau, mais il n'avait pas prévu que Haleigh serait ici même. Il préférait partir loin d'Haleigh, peut-être pour tenter de tourner la page impossible, souffrir seul et ne pas faire souffrir Haleigh, et puis elle était peut-être sûrement passé à autre chose, il était plus raisonnable en tout cas de faire comme si et partir. Il finirait par en crever .. Qu'importe si Haleigh pouvait enfin être heureuse, lui qui avait osé" refuser" son amour, lui qui à présent.. Oh non, il fallait fermer les yeux, cesser de se poser des questions. Mais dans ce cas, pourquoi leurs destins étaient-ils condamnés à être séparés, leur amitié ne pourrait plus exister, mais si un autre sentiment, plus fort, plus intense, plus destructeur peut-être les unissait ..? Non, il fallait oublier car le temps avait passé, ils avaient changé, Toni, beaucoup.. Il avait connu la chute et surtout, il avait découvert chez lui ce sentiment qu'il refusait d'admettre et qui pourtant s'était emparé de lui et le faisait tant souffrir, au même titre qu'il le faisait renaître en présence de celle qui était tout pour lui..
Le train se mit à vrombir, projettant de nouveaux nuages de fumées qui vinrent passer entre le visage des deux jeune sgens, privant ainsi un instant Toni du regard d'Haleigh qui se trouva voilé derrière l'épaisse fumée blanche qui bientôt sembla s'évaporer et laisser de nouveau les yeux verts d'Haleigh se mêler aux siens. Il y eût un coup de siffler au loin d'un cheminot qui indiquait le prochain départ du train. Les yeux de Toni se détachèrent un instant de ceux d'Haleigh pour se reporter, inquiets, indécis sur le train. Ce même train qu'il devait prendre et dont le billet était dans la poche intérieure de son imper. Il s'était promis de le prendre, en arrivant dans cette gare, car il croyait que tout était impossible désormais, qu'il ne devait plus croire à un avenir avec Haleigh car tout était finit et qu'il se devait d'y mettre un terme, quitte à en souffrir, à se refermer sur lui-même, crever de désespoir et d'amour .. Et finir comme le vieillard à l'enfant qui regardait les trains s'éloigner, les yeux embués de larmes, car il quittait de nouveau quelqu'un, car tous les souvenirs, occasions manquées refaisaient surface, car il savait que sa vie aurait pût être autre, meilleure, s'il n'avait pas fuit... Soudain, Toni se mit à tressaillir à la voix d'Haleigh qui lui demanda de ne pas partir, cesser de fuir. Rester. Pour elle.
Elle le lui avait demandé. Cesser de fuir.. La fuite avait gâché et brisé tant d'espoirs, de coeurs, de souvenirs.. Pourquoi s'apprêtait-il toujours à le faire ? Pourquoi avait-il peur d'affronter ? De se poser tant de questions..? Ce jour-là, il s'était promis de partir, et ce jour-là, Haleigh lui avait demandé de rester, comme un an auparavant.. Mais il ne partirait pas. Jamais. Il ne souhaitait qu'une chose : la garder toujours dans ses bras, ne plus la quitter, cesser de fuir, oui.. Elle lui avait demandé, il resterait, il ne la quitterait plus jamais. Alors ils n'auraient pas peur, ils étaient deux, il avait tant besoin d'elle, elle était tout pour lui, ces longs mois le lui avaient bien appris. Ce sentiment grandissant en lui avait-il toujours existé .? En tout cas, il avait l'impression que c'est en cet instant où il ne fallait plus réfléchir, oser, ne plus garder ses secrets. Tenter de mettre des mots sur les sentiments. Le temps avait passé, ils étaient différents certes, ils avaient leur vie, elle sûrement aussi, mais ça ne pouvait empêcher ses sentiments. Qu'il le lui dise, qu'il en souffre après peut-être, il fallait seulement murmurer ces mots, si difficiles à dire ..
Le train siffla de nouveau, le cheminot longea la machine, sur le quai et le train fuma à nouveau, s'ébranlant très doucement, bougeant à peine. Toni plongea ses yeux dans ceux d'Haleigh et l'attira très doucement vers lui. Les larmes s'étaient taries, restant de cire sur ses joues, son chapeau de feutre glissait légèrement de côté. Le soleil, orange flamboyant, montait peu à peu dans le ciel et éclairait leurs visages d'uen teinte rosée. Toni saisit le billet de train qu'il avait dans sa poche et le froissa dans ses mains puis doucement, ses deux mains, tremblant légèrement, effleurèrent les joues d'Haleigh qu'il garda très doucement et tendrement. Leurs deux regards étaient plongés l'un dans l'autre, aussi profonds, les yeux de Toni toujours aussi brillants. Alors pour toute réponse, il lui dit ces très simples mots, si forts, qui lui déchirèrent le coeur et le firent frémir, il le dit de sa voix légèrement cassée mais profonde, comme un tendre murmure. Presque tremblant. Les mots semblaient sortir de ses lèvres sans qu'il les forma, comme une évidence, comme s'il se surprenait tout en se sentant dévoilé, prononcant pour la première fois ces mots, fébriles, dans un murmure :
- Je t'aime Haleigh..
Il la regarda de son regard gris, si profond, derrière ses larmes passées. Le train siffla encore une fois, démarrant dans un vrombissement et un fantastique bruit de machines crissantes du fer et le train qui s'ébranle doucement, cahotiquement. Un très fin sourire sembla se dessiner sur les lèvres de Toni tandis qu'il sentit une larme, puis deux couler sur ses joues, il lui dit d'une voix plus assurée, qui, même si elle était plus forte, voulant couvrir le vacarme du train, dite avec un sourire qui semblait illuminer le visage de Toni, il lui dit de nouveau, comme s'il se surprenait :
- Je t'aime !
Les larmes coulèrent de nouveau le long de ses joues, tout semblait se bousculer, se libérer mais en lui, tout semblait frémir, il se sentait si faible, il avait tant peur de la perdre, encore, toujours...
>< *va se cacher*
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" L'HUMANITE EST UNE ABSURDITE SANGLANTE..." |
|  | | Haleigh Shelton.

   Age : 17 Inscrit le : 02 Fév 2008 Messages : 20 Fiche perso' » Prénom: Haleigh » Age: 18 ans » Nationalité: Américaine
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Mar 13 Mai - 22:19 | |
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Cette main qu'elle avait tenu tant de fois auparavant et pourtant aujourd'hui elle lui paraissait tant étrangère ... elle ne savait plus si elle pouvait encore se le permettre, se permettre de ressasser se passé si douloureux ... Ses doigts s'étaient entrelacés au doigts de Toni instinctivement, un réflexe qui date mais il était toujours là ... présent en elle. Elle avait besoin de lui, de le sentir près d'elle, de sentir sa chaleur, son souffle sur elle, son odeur dont elle ne pourrait surement jamais sans passé, elle s'enivrait d'ailleurs chaque secondes ... Il y avait tout ses petits détails qui pouvaient paraître aux yeux de certaines personnes complètement anodins, sans grandes importance, mais pour elle, pour Haleigh il avait plus que de l'importance, car c'était ses petits détails qu'elle se remémorait chaque jours depuis le départ du jeune homme ! Leur complicité, lui manquait tant ... cette complicité qu'elle avait pensé qui n s'éteindrait jamais ... et pourtant ! Elle ne pourra surement avoir une complicité aussi forte avec une autre personne et peut-être plus avec cette même personne. Pourquoi ? Car si ils réapprenaient à se connaître, elle aurait peur ... elle serait effrayé rien qu'à l'idée de le perdre une nouvelle fois ... chaque matin où le soleil se lève elle aurait cette boule au ventre de peur qu'elle reçoit un nouveau message aussi déchirant qui lui avait envoyé, lui disant à nouveau qu'il sen va loin d'ici, et s'en donner de détails, s'en donner de nouvelles ... Elle ne pourrait pas le supporter une nouvelle fois .. rien que cette idée de le revoir partir lui déchirait le coeur. Et pourtant elle ne cessait de l'aimer ... elle voulait le sentir auprès d'elle chaque jours jusqu'à la fin de sa vie ! Mais avait elle le droit de penser ceux-ci, de le vouloir à ses côtés ?! La réponse est surement non ... elle ne pouvait pas oublier Shayne, elle ne pouvait pas oublier ces derniers mois où il lui avait redonné le goût à la vie ...où il avait su être là dans les moments les plus douloureux pour elle, le moment où elle était dans son trou noir qu'elle s'était formé tout autour d'elle après que l'homme qu'elle aimait était partit ! Il avait tout fait pour lui redonner le sourire, il lui avait redonner un sens à sa vie ... Et qu'est ce qu'elle lui donnait en échange ?! Pas grand chose pour être réaliste ! Chaque soirs il attendait sa venue, chaque moments romantique qu'ils passaient ensemble, il lui disait qu'il l'aimait, et pourtant elle, elle ne lui répondait rien, elle lui faisait tout simplement un jolie sourire ou elle l'embrassait ... et pourtant elle voulait, elle voulait lui " je t'aime " ces deux petits mots si simple, mais qui ont une tel importance et il faut vraiment les penser, ils ne se disent pas à la légère comme certains le disent ... elle voulait éprouver ce qu'il éprouvait pour elle ! Mais comment aimer un autre homme quand son coeur appartient à un autre ?! Elle ne pouvait pas lui faire subir ça, elle ne pouvait pas finir sa vie avec un homme qu'elle n'aimait pas, ce serait immoral ! Il avait tout pour pourtant pour être l'homme de sa vie, il était pratiquement parfait - eh oui je dis bien pratiquement, car personne ne l'ai ... eh oui je sais c'est dur d'encaisser les filles xD - il était serviable, attentif, attentionné, adorable, mignon, enfin tant adjectifs qui pourrait le qualifier ! Les filles pouvaient être jalouse ça c'est sur, qu'elle femme ne voudraient pas d'un homme comme lui ... et pourtant elle n'avait pas encore eu cette petite étincelle qui faisait toute la différence ... cette petite étincelle qui brillait dans les yeux d'un autre ... Elle tenait réellement à lui, mais elle ne l'aimait pas, elle n'était pas encore amoureuse, alors comment construire quelque choses de sérieux quand les deux personnes n'ont pas les même sentiments ?! Elle pensait qu'un jour elle arriverait, elle arriverait à l'aimer, mais quand se jour arriverait il ?! Elle ne pouvait pas le faire attendre éternellement : Qu'attendait elle au juste ? Attendait elle une raison, une persuasion qu'il ne pourrait plus jamais y avoir quelques chose entre elle et Toni ?! Sûrement, et c'est surement ce qu'elle attendait de Toni, qui lui dise une bonne fois pour toute que c'est bien terminé, qu'il n'y a plus d'espoir pour eux, qu'ils vivent chacun leur vie de leur coté ... mais était elle prête à entendre cette vérité ?! Après tout il lui avait déjà dit ça, il lui avait déjà dit de l'oublie et pourtant elle n'y était jamais parvenue, alors si il le lui disait une deuxième fois cela ne changerait surement rien !
Elle sentit alors la main de Toni resserrer la sienne, allait il enfin cesser de fuir et rester ici avec elle ?! Ou était ce encore un moment d'adieux, comme il savait si bien le faire ?! Après tout maintenant plus rien ne l'étonnait venant de Toni, il lui avait déjà déchiré le coeur une fois alors une deuxième fois ... Il avait toujours son regard empli de tristesse, et ce qui commençait à rendre Haleigh soucieuse, elle voulait comprendre, LE comprendre ! Elle ne le comprenait plus, il était comme un étranger maintenant pour elle, elle ne savait plus qu'elle réaction avoir face à lui, elle ne savait plus comment s'adresser à lui, elle cherchait ses mots alors qu'avant ... Mais on ne vit pas dans le passé, et ni dans le futur, il faut vivre au jour le jour, à la minute présente ... alors pourquoi, pourquoi avait elle toujours et encore son passé qui ne cessait de se remémorer dans sa tête ?! Ne pouvait il pas tout simplement s'effacer, ou ne pouvait elle pas passer à autre chose ... avec Shayne ?! Mais très vite elle fut sortit de ses pensées en sentant Toni se rapprocher encore plus d'elle. Elle regardait d'un regard d'incompréhension, s'apprêtait il à partit, et l'étreindre une dernière fois ?! Son regard ne cessait de se plonger dans le sien, elle était comme perdue dans les beaux yeux gris de Toni, ce regard qu'elle n'avait jamais pu oublier ! C'est alors qui prit la parole, trois simple mots sortir de sa bouche, dont deux simples mais qui avaient tant d'importance dans la bouche de certaines personnes ... " Je t'aime " . Son coeur se mit à accélérer à la fin de ses mots ... elle était déboussolée ... avait elle bien entendu ce qu'il lui avait dit, lui Toni ... ne rêvait elle pas ?! Elle ne savait plus quoi répondre, plus quoi penser, comment agir face à ses mots qui prenait une tel importance ! Elle avait tant attendue qu'on lui dise ses mots, que Toni lui dise ses deux petits mots ... mais avait elle voulu qu'il lui dise dans ses circonstances là ?! Pourquoi lui disait il a maintenant, n'aurait il pas pu le lui dire avant ?! Il lui avait fallu plusieurs mois de séparation pour qu'il s'en rende compte ? Certes elle l'aimait elle aussi, elle n'avait jamais cesser de l'aimer, mais les circonstances d'aujourd'hui lui permettait elle de lui avouer ce qu'elle ressentait à son tour ?! La jeune femme était confuse, surprise des paroles de Toni ... elle aperçut un léger sourire se dessiner sur les lèvres du jeune homme qui reprit d'une voix plus forte et plus assurée, en répétant ses mot deux mots ... ses mots qu'elle avait tant attendu venant de lui ! Et ses larmes se remirent à couler le long de ses joues. Elle posa alors ses mains délicatement sur les joues du jeune hommes, et caressa du bout de ses doigts pour essuyer ses larmes qui coulaient ... puis elle plongea sa tête s'appuyant sur le torse du jeune homme, elle ne savait plus quoi dire ... elle ne cessait de penser à Shayne qui devait commencer à s'inquiéter de son absence, elle ne voulait pas le faire souffrir, mais au dépend de son bonheur à elle ?! Elle sentait alors les larmes lui monter ... elle prenait une grande aspiration pour les retenir. Elle releva alors le regard vers Toni, recherchant son regard et finit par dire d'une voix déstabilisé, douce, à peine inaudible :
- I love you too ... but I can't ... I'm sorry ... I can't
Ses larmes qu'elle essayait de retenir se mit alors couler, comme si les vannes lâchaient ... Elle baissa alors le regard vers le sol, pour essayer de reprendre ses marques, arrêter ses larmes ... Ce moment dont elle avait tellement rêver ... se réalisait aujourd'hui ... mais pas dans les circonstances qu'elle le voulait ! Elle aurait voulut lui dire à quel point elle l'aimait, à quel point il était indispensable à sa vie, et qu'elle n'avait jamais cesser de penser à lui depuis son départ ... mais elle ne pouvait pas, elle ne pouvait pas tourner la page de Shayne en l'espace de quelques secondes ... elle ne pouvait pas l'abandonner alors qu'il avait été là dans les moments les plus difficiles !
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|  | | Dallveig E. Johansen Admin

   Age : 16 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1013 » Where are you ?! : Paris. » Connections : Tous les jours. ! » Humeur : Effrontée. Fiche perso' » Prénom: Dallveig Elweard » Age: Vingt ans. » Nationalité: Scandinave..Français.. ?
 | Sujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh| Mer 14 Mai - 17:34 | |
| > When the sky carries me to you..
{* Rien ne peut m'empêcher de, t'aimer..
Le soleil mordoré, auréolé de rayons orangés qui se mêlaient à la teinte rose du ciel devenu, peu à peu, teinté aux couleurs du jour à l'image de l'astre doré qui l'illuminait.La brise fraîche du matin continuait de danser dans l'air encore froid de l'aurore qui s'étirait pour laisser place au soleil qui continuait son ascenscion dans le ciel et éclairait la ville des amoureux, éveillant peu à peu les matinaux que le travail appellait, ou ceux qui se levaient au rythme du jour et laissaient leurs yeux voguer sur Paris étendu sous leur yeux ou vers le ciel rosé, c'était l'heure où un nouveau jour commençait, de nouvelles attentes, de nouveaux imprévus, de nouvelles surprises insoupçonnées dans le coeur des gens. Chaque jour était un imprévu, chaque jour éait l'occasion d'un nouveau départ, chaque jour était précédé et enrichit par son passé .. Le passé pouvait-être noir et pourtant, à chaque nouveau jour, le soleil se levait, de nouvelles chances étaient données, chaque lever du jour était une nouvelle chance au bonheur, un appel au bonheur, à l'amour .. Qui pouvait savoir de quoi demain serait fait ? Chaque jour était une aventure, des prises de risques, et parfois des cadeaux inespérés ... Alors ce matin-là, tandis que le soleil s'élevait en toute splendeur sur Paris, des gens étaient à leur fenêtre ou dans la brise glaciale du matin et la tête dans leurs mains ou leurs yeux rêveurs levés vers le ciel, ils continuaient de rêver, insouciants. Mais il y avait ceux qui pleuraient aussi le matin, car il pensait que "leur" jour ne se leverait jamais, qu'ils étaient condamnés .. Parce-que ces gens-là s'enferraient dans les jours passés et pensaient ne jamais en sortir, parce-qu'ils voulaient fermer les yeux sur ce que pourrait être aujourd'hui, ils ne voulaient pas prendre de risque parce-qu'ils avaient peur, parce-qu'ils avaient souffert. Parce-qu'ils avaient aimé et que leur amour les avait blessé plus qu'autre chose et qu'ils pensaient que jamais ils ne saurait aimer à nouveau, ou ré-apprendre à aimer l'autre, lui faire de nouveau confiance et se perdre dans son regard sans crainte, savoir qu'un regard jamais ne trompe .. Il y avait ceux qui pleuraient parce-qu'ils aimaient mais qui en le devaient pas. Il y a ceux qui pleuraient parce-qu'ils s'aimaient mais leur amour était impossible. La vie était l'éternelle poursuite du bonheur et tout n'était que désullusion tant les Hommes éspéraient l'atteindre. Mais le bonheur n'était-il pas l'amour partagé ? Alors les larmes coulaient, il n'y avait plus cet étincelle, cette folie qu'inspirait l'amour qui était en eux, ils ne pouvaient aimer, ils n'avaient pas droit de croire à uen vie heureuse, parce-que, par raison, par sentiments, ils se refusaient leur propre bonheur. Mais voir quelqu'un pleurer, à l'aurore,devant le soleil ondé de rayons d'or perlant sur le ciel rougi, puis rose pâle, n'était-ce pas aussi triste que d evoir une personne âgée pleurer, ou pleurer l'être disparût ? Ce matin, le soleil s'était levé sur Paris, projettant sa lumière éblouissante et majestueuse au milieu de la brise glaciale environnante, un nouveau jour était né. Ce matin, sur les quais, au lever du soleil, Toni, inondé par les couleurs chatoyantes de l'astre qui parsemait sa douce lumière, encore faible, Toni avait sanglotté sur les quais, et , au milieu de la lumière vacillante, Haleigh était venue ...
Il y a ceux qui pleuraient leurs peines mais ne disait-on pas que " Celui qui pleure ses peines en reste captif " ? Alors c'est dans ces instants où l'ont croyait que tout pouvait être possible, que l'amour existait et que l'ont pouvait y avoir accès, que l'amour pouvait effacer les douleurs du passé, l'amour était l'avenir et la rédemption. Jamais Toni ne s'était réellement confié, en tout cas pas dans la totalité et il avait crût qu'il n'aimerai jamais assez quelqu'un pour qu'il ose lui avouer ses sentiments. Pourtant, mis à nu ainsi, ne retenant pas ses larmes, il avait dit, dans cette éspèce de folie que provoque l'amour, il avait prononcé pour la première fois de sa vie ces quelques mots. Ces quelques mots qui semblaient aussi dire " Je me donne à toi ". Et jamais Toni ne s'était donné à personne car il chérissait trop son sentiment de liberté, qui lui permettait de tout faire, prendre des risques, se faire aimer ou haïr et qui, il fallait tout de même le dire : lui permettait de s'enfuir,sans être retenu. Seul l'amour pouvait le retenir, lui seul. C'est aussi pour cela qu'il s'était promis de ne jamais aimer, il craignait d'être amoureux, de s'attacher et souffrir par la suite. Mais il avait pourtant été amoureux et il ne reniait pas cet amour bien qu'il pût en souffrir. Il le lui avait dit. " Je t'aime", ces mots qui signifiaient pourtant tout pour lui. Il se donnait à elle, avec ses qualitées, ses défaults, se sfaiblesses, mais il lui donnait son amour, il omettait sa liberté, car cet amour, s'il était partagé avec Haleigh, il ne le craignait pas.Aimer était fou, un pari, un défi, aimer c'était perdre le contrôle. Mais Il l'aimait, il l'aimait, il l'aimait...
Les doigts fins et rosis par le froid, d'Haleigh vinrent doucement essuyer les larmes de Toni qui continuaient de couler doucement sur ses joues, s'échappant de ses yeux gris éblouits par le reflet du soleil orangé sur les rails étincellants. " On pleure mais on finit par sourire ; et tout en souriant on pleure." Mais la bouche de Toni tentait d'esquisser de faibles sourires maladroits, car la bouche sourit mal quand les yeux sont en pleurs.Faible qu'il était, dénué, amoureux, les larmes, enfin libérées, ne semblaient vouloir cesser de couler. Pourtant, au contact des mains froides d'Haleigh sur ses joues, Toni frissonant, se réprimandait de ne pas savoir tarir ces larmes, il aurait voulu se mordre les lèvres jusqu'au sang par colère envers lui-même, envers toutes les erreurs qu'il avait commises, envers son attitude, lui qui s'en voulait tant, envers cet amour qui s'était emparé de lui, il voulait se punir et pleurer, de soulagement, de désemparrement, de faiblesse ... Il effelura du bout de ses doigts les mains d'Haleigh et la laissa venir tout contre lui et la prit tendrement dans ses bras, appuyant ses joues humides contre les cheveux d'Haleigh. Il aurait voulu la tenir ainsi toujours, ne plus la perdre .. Il aurait toujours ainsi voulu croire à leur amour. Et il frissonna de nouveau lorsque Haleigh lui murmurant, enfouie dans ses bras, tout contre lui : " I love you too ..". Elle l'aimait..Ainsi donc elle l'aimait toujours après tout ce qu'il lui avait fait subir..L'amour était-il toujours ce sentiment indestructible ? Il ne parvint pas à sourire, trop ému et boulversé et la suite de la phrase sembla lui déchirer le coeur à nouveau. Elle ne le pouvait pas. Non. Non ! Il aurait voulu lui demander à la hâte pourquoi cela : WHY ? Une voix qui s'étranglait. Elle baissa la tête vers le sol et il releva doucement sa tête pour retrouver son regard. Il découvrit son regard inondé de larmes, dont certaines avaient coulé sur ses joues et contre l'imper de Toni. Elle pleurait..Etait-ce de ce qu'elle venait de lui dire ? Il frissona en la voyant pleurer comme cela, comme cette dernière fois où il l'avait vu pleurer, dans l'aéroport .. Il souffrait encore plus de la voir ainsi, de leur amour qui semblait impossible.. Le jeune homme murmura doucement, d'une voix tremblante,tout aussi marquée par la douleur, à peine perceptible mais qui se devinait tant sur ses lèvres,en lui caressant doucement les cheveux :
" Je t'aime.. I love you .. don't cry, please..je t'aime.."
Il effleura ses joues du bout des lèvres comme s'il voulait pouvoir effacer ces larmes, tout en l'attirant contre lui en murmurant des paroles douces pour faire cesser les larmes d'Haleigh en ne cessant jamais de caresser doucement ses cheveux. Il ferma les yeux pour tenter d'oublier qu'il pleurait lui-même. Il aurait voulu lui sourire pour qu'elle ne pleure plus mais c'est un sanglot qui lui monta dans la gorge et qu'il tenta de réprimer en serrant les dents, empêcher les larmes de couler, cesser de penser qu'ils ne pourraient s'aimer..Qu'elle ne "pouvait pas", l'aimer ..Il ferma plus fort les yeux, appuyant sa tête contre celle d'Haleigh, trouvant une étrange paix venir en lui. Son simple contact ravivait en lui le sentiment amoureux qui semblait le porter, l'élever malgrès la souffrance qui attrophiait ses muscles. Il aurait en cet instant tant voulu lui poser cette question qui lui brûlait les lèvres : " Pourquoi ?". Mais il semblait bénéficier de ces instants comme s'il s'agissait des derniers. Il lui murmura d'une voix cassée et pourtant si douce, une voix où l'ont devinait son sourire presque forcé derrière ses larmes et sa gorge nouée :
- Même si tout nous sépare, même si je des obstacles se dressent entre nous, même si tu me fais souffrir, même s'il y a quelqu'un, même si tu as de la rancoeur contre moi, sache que je ne pourrait cesser de t'aimer... Personne ne pourra m'en empêcher..
Il se mordit les lèvres puis ferma les yeux, tenant toujours Haleigh contre lui dont les cheveux voletaient contre ses joues rosies par le froid et les larmes. Il ajouta, tout doucement :
- ..But, please, don't cry..Don't cry for me, for us.. _________________
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