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> When the sky carries me to you ..| Haleigh|

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Sharwyn Vathanen
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MessageSujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh|   Mar 10 Juin - 16:38

[Je me permets ^^]

Citation :
La mélancolie te prend le coeur, et tu sens que tout le sang qu'il contient se déverse sur l'allée bétonnée que tu connais bien
C'est pareil que pour ta canette de coca, tu te souviens ?

Il faisait si froid en ce jour que la belle pensait geler. Durcir, n'être qu'une sculpture de glace, qu'une pichenette suffirait à ébranler. C'est donc vêtue d'un gros pull en laine, et d'un jean, que la femme osa mettre le bout de son nez dehors. Enfin, dehors, c'était vite dit, car ce dernier ne dépassait même pas du col grossier et remonté de la jeune femme. Emmitouflée ainsi, elle se met à courir, sans trop savoir où, quand, ni pourquoi. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'Ethan lui manque cruellement. Elle sent son odeur, dans l'embrasure de l'entrée de l'hotel. Ses sens enivrés, elle inspire profondément ce parfum, puis se laisse glisser hors du bâtiment grisâtre. Elle ne sait pas ce qu'elle fait là, à errer à telle heure, mais rien n'y fait. Si l'on est pris d'insomnie, il faut marcher. Et c'est ce que faisait la belle, trottinant sur le bitume sans peur, malgré la fraîcheur qui envenimait ses pores, s'engouffrant à travers les vêtements chauds. Elle tremblote, cherche désespérément son Aimé. Ses yeux virent de droite à gauche. La jeune femme arrive enfin à l'endroit où elle semble certaine de le trouver. Son odeur est partout, ici. La femme s'approche, à pas de loups, aperçoit une masse difforme. Trop grosse pour être Ethan. Elle arque les sourcils, son regard se faisant plus intense encore. Enfin, elle comprend. Trop tard. Elle n'est qu'à cinq mètres du Monstre. Monstre unique, pourfendeur de son coeur. Eux. Leur duo. Ethan. Et une autre femme. Pas des moindres. La douleur s'empare d'elle tel un poison se répandant dans ses veines. La beauté et la grâce du visage de l'inconnue achèvent de ficher la flêche mortelle au creu de son organe de vie. Coeur noirci par la vision d'horreur que Sharwyn a devant les yeux. Ses mains gelées s'empressent d'aller se loger contre sa poitrine, au coté gauche. Haletante, elle fixe une seconde de trop ce cauchemar itinérant devant elle. Un gémissement plus que le hurlement qu'elle aurait voulu pousser, s'échappe de ses lèvres.

"N,non .."

Elle se sait repérée. Elle s'en fiche. Une seule image lui reste en mémoire. Ethan et Elle. Sharwyn seule. Gamine arrachée à son enfance, et à sa seule bouée de sauvetage. Pour seule issue un pont bien connu, et pour avenir proche un saut de l'ange désiré depuis des lustres. Les larmes ne coulent même pas sur son visage d'ange déchu. Elle tourne les talons, son pull, trop grand pour elle, ample, vole au vent. Elle paraît minuscule dedans. Une petite fille perdue sur le quai de la gare. Son frêre a prit le mauvais train. Elle a raté un épisode. Alors qu'elle grogne sourdement, une gout âcre et amer envahit sa gueule de bête sauvage. Le sentiment de trahison traverse ses veines, les faisant palpiter dans tout son corps. Elle a plus froid que jamais encore elle ne l'a eu. Elle qui pensait être l'unique. A jamais. Elle qui pensait ne jamais pouvoir être détrônée. Elle qui lui avait tout permi. Qui avait une confiance aveugle en lui. Ses pieds nus traînent sur le bitume glacé. Elle a mal.

Ame en perdition, sans aucun espoir de renaissance, la belle erre, d'une ruelle sombre à l'autre, comme dans un labyrinthe d'obscurité qui envahit alors son regard. Cécité évidente qu'elle a eu de ne pas remarquer qu'il se moquait d'elle. Une seule personne a une fois été fichue de l'aimer, et elle l'a perdue à tout jamais. Herkos .. Toi, au moins, on pouvait te fait confiance .. Elle ne regretterait que lui, dans l'au delà. Un homme, près d'elle, pose une patte difforme sur son épaule. Elle rugit, grogne férocement, se déporte d'un bond du coté opposé au monstre, et poursuit à ce rythme effrené qu'elle a prit sans même s'en rendre compte. Les paroles qu'elle venait d'entendre dans la bouche de son Ange. Elles faisaient bourdonner son esprit et ses tympans de manière indésirable. Le regard absent de la belle. Elle pense un instant à le tuer, lui, plutôt que se donner bêtement la mort. Plus le temps de réfléchir plus,elle sent l'énergie se déverser sur le bitume, la laissant seule avec sa faiblesse physique et morale. Ses pattes se posent sur le sol froid de la gare. Elle sent dans son dos, loin, mais présents tout de même, les regards des deux amoureux.

Toute envie de vengeance s'est envolée. Juste la tristesse immense qui s'empare d'elle .. Elle peut à peine réfléchir. Juste ressentir. La douleur. La trahison. Elle se rapelle. Ce jour de février. Frais, sans être glacé. Ce jour où elle est arrivée, et l'A rencontré. Lui. Lui, qui s'est permit de la relever. Quelques paroles douces, pour la réconforter. Une main tendue. Un amour naissant. Souvenirs si lointains à présent .. Un air de musique lui parvient alors à l'esprit .. Elle s'en rappelle .. Elle adorait, cette mélopée .. Pour la première fois, elle en avait envie. Chanter, pour de vrai. Pas comme une petite fille. Montrer ce qu'elle vaut. De sa belle voix de grande fille, à présent. Hurler à la terre entière sa douleur. Laisser échapper du bout des lèvres les derniers filaments de vie qui la ratachaient à ce monde sinistre dans lequel elle n'avait plus raison d'être. Alors, les doigts posés au sol, comme caressant la reliure d'un livre ancien, la femme se redresse, dans son pull trop grand, et, sortant son petit museau de la laine douce et chaude, elle laisse sa voix s'envoler dans l'air glacé. Des traits blanchâtres s'échappent de sa bouche, buée dense, brouillard intense en elle, et, au beau milieu de cette brume blanche, deux yeux immenses, brillants de larmes brûlantes, et des petites joues rosies par le froid, et mangées par les boucles brunes qui descendent de ses tempes, apparaîssent, visible à qui le voudra. La lune fixe sa protégée. Gamine éplorée qui s'en ira bientôt rejoindre ses amies les étoiles. Mais pour l'instant, le temps est au chant, et il ne te reste plus qu'à te taire, misérable innocent, et écouter le chant mélancolique de l'Endeuillée.

Chant complètement soufflé par la bourrasque de bruit qui vient percer les tympans de la belle. A deux mètres d'elle, un monstre de ferraille, un engin d'horreur brise ses petits fragments de voix. Personne ne l'entend. Elle cesse son chant de la Mort. Désespérée, les yeux vitreux, hâlés d'un fin voile grisâtre et morbide, elle n'ose pas regarder derrière elle. Elle se demande si c'est un rêve. Finalement, la curiosité est plus forte. Elle tente le tout pour le tout. Espère vainement que ce n'est qu'un cauchemar. Son visage tordu vers l'arrière, lui laisse le champ libre. Elle les voit à nouveau. Cette fois ci, la boule dans sa gorge, remonte, tant et si bien que des perles brillantes finissent par miroiter sur le visage de la petite colombe. Elle sent les regards posés sur elle. Elle doit vraiment leur faire pitié .. Elle fixe le duo, sans piper mot, ses sanglots broyés par le bruit assourdissant de l'arrivée du train dans la gare.


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_________________
Tu foules le sol de tes pas incertains
Tu marches sur mon coeur
Il se brise, ta jambe saigne
Ton empreinte ensanglantée marque le sol froid

Spoiler:
 

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Dallveig E. Johansen
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MessageSujet: Re: > When the sky carries me to you ..| Haleigh|   Jeu 31 Juil - 16:24

    L'horizon mordoré, d'un rose intense, flamboyant était ourleté d'or, là, au loin où mourraient les limites de cet océan de lumière où baignaient les deux amants. Tout n'aurait pût être qu'harmonie, douceur, un hymne à l'amour si seulement la traînée dorée et ivoire, cotoneuse d'un avion passé il y a quelques heures ne séparait en cet instant le ciel en son centre. La lumière intense des rayons solaires semblait se réfléchir dans cette traînée qui peu à peu s'évanouissait, et pourtant, la lumière était presque aveuglante. Les yeux émeraudes du jeune homme brillaient de cet étrange éclat, indescriptible, il était quasimment impossible de déchiffrer ce qui se cachait derrière ses yeux qui en un instant, un souffle, un geste à peine perceptible passaient du bleu océan au miel. Un souffle infime, une seule parole venant parfois à accelerer sa respiration, ses imperceptibles frémissements et cette beauté devenait presque troublante. Il n'en était que plus insaissisable, impossédable et à la fois si envoûtant.
    Ses lèvres frémirent, se muèrent en un splendide sourire, il rayonna à nouveau, un instant il devint astre, ses yeux brillèrent étrangement et pour sa bien-aimée, il appartenait à elle-seule, en cet instant d'être envellopée, submergée de cet amour qu'il lui offrait, de la manière dont il avait de l'avoir dans ses bras, de la protéger, magnifique, prêt à planter ses crocs dans la chair de celui qui la menacerai, réussirait à l'atteindre au-delà de cette envelloppe d'amour. Il le savait, évidemment il le savait. Il était fou amoureux, ô quel étrange destinée pour un être comme lui d'être fou de cet amour, rayonnant de beautée, enivré par cet amour indestructible, au point de s'offrir tout entier, reniant sa liberté et les principes même de sa personne, seulement par amour. Sans cet amour, sans elle, il n'y survivrait pas. Il sombrerait à terre, insensible aux souffles glaçés, aux agressions extérieures, à l'athmosphère extréieure qui n'était que violence et agressions. Il ne se défendrait pas du mal, au contraire. Il n'aurait pas peur, ses yeux étranges et splendides brilleraient, ses fines mains deviendraient poings serrés ou seulement ouvertes vers le ciel, ses doigts si magiques ne bougeraient plus, ses fines lèvres seraient retroussées. Il se laisserait mourrir..Ou si quelqu'un tendrait la main vers lui, il la mordrait avec rage et desepspoir, secouéinlassablement par les sanglots. Si la mort, traîtresse aurait refusé de le prendre, alors il se relèverait, il se battrait de toute ses force pourelle, la seule qui restât encore son seul point d'attache, d'ancre en ce monde, celle qui l'appellait son petit homme, petit homme l'aimerait comme son ange protecteur. Mais l'ange ne serait plus, non. La vie serait lointaine. Il serait brisé. Tout autre. Peut-être serait-il rayonnant de beauté, mais ennemi de tous, dangeureux prédateur....

    L'amour pouvait vous détruire. L'amour pouvait vous conduire à détruire, à vous détruire.

    Ethan. Fermeté. Constance. Trop longtemps Ethan avait tenté, inconsciement, d'être à la hauteur de son prénom. Quel boulversement.. Non, il ne serait jamlais le même, il le savait. Tout semblait, à l'instar du soleil levant, avoir basculé, il n'était plus celui ci. Ses larmes yant coulé, glaçaient ses joues, brillant au soleil. Elles ne séchaient pas, semblaient soldifiés et le rendaient pourtant si envoûtant, presque lointain, au-delà, inaprivoisable, seul l'amour semblait être un repère pour lui. Le Monde extréieur, les humains qui le cotoyaient n'avaient plus d'importance. Seules, elles deux, pouvaient être ses repères. Sharwyn. Haleigh. Il les aimait. Et pourtant si différement...

    Ses yeux d'une beautée saisissante étaient plongés dans ceux de sa bien aimée. Ses fines lèvres s'étirèrent en un fin sourire, ses cheveux, ses fines mèchent cuivre et or ondulaient légèrement au vent. Il semblait murmurer quelques paroles incompréhensibles à celle qu'il aimait, frissonant, son souffle chaud, capable de glaçer n'importe quel adversaire et d'entourer d'amour et de confiance sa belle venait caresser les joues d'Haleigh. Il y déposait de temps à autre quelques baisers, trè légers, à peine perceptibles, ses mains glaciales, lisses et finement modelées caressaient inlassablement les joues et effleuraient parfois les lèvres de la jeune femme. En ce magnifique regard, Ethan savait qu'il pouvait mourrir car il avait obtenu la plus belle chose qu'on pût lui offrir, il était heureux ainsi. Il se sentait presque prêt à rire de bonheur, peu importe qu'on le tue sur le coup, il n'avait pas peur. Il veillerait sur là au delà de ce bas Monde. Oui, rien ne semblait pouvoir l'arracher à ce magnifique regard. Non, rien. Presque rien, en fait. Il le sût plus tard, lorsqu'il entendit ce cri déchirant qui glaça son sang et arracha violement ses yeux ancrés dans ceux de la jeuen femme pour se vriller sur ce cri. En réalité, elel n'avait pas hurlé. Il n'aurait pas dû l'entendre, elle était bien trop loin. Mais il savait qu'elle avai une part en lui comme il agvait une part en elle, un serment indéchirrable. Il l'aurait entendu où qu'il soit, à n'importe quel instant.
    Ce cri lui déchira la poitrine, il haleta brusquement. Il la vit. Sharwyn. Elle n'aurait jamais dû être là. Il le savait. Elle n'aurait jamais dût car tout se brisait entre eux, à la même allurre que sa poitrinne se déchirait, qu'il haletait, encaissant ses coups en silence. Elle ne pouvait comprendre. Pas Sharwyn. Il eût pût lui expliquer la situation des jours durant, elle n'aurait jamais accepté. Elle le tuerait, il le savait.

    Ses doigts se refermèrent, enlacés dans ceux d'Haleigh, tandis qu'il comprenait. La vérité, l'instant présent, son futur, tout lui apparaissait soudainement avec violence. De nouveaux coups, rudes, en pleine poitrine et qui auraient pû le faire hurler de douleur, mais il ne disait rien. Il savait qu'il perdrait tout. Ainsi n'était-ce pas sa destinée ? Ses yeux se fermèrent un instant. Il haletait brusquement et ses yeux autrefois miel s'étaient figés en une couleur argent, il n'en était que plus beau, ainsi blessé jusqu'au plus profond de son âme. Il était beau car il aimait infinimment. Il les aimait. Un amour si différent. Il y avait un amour divin, ne méritrant pas d'être de ce bas-monde, il y avait un amour où il lui donnait son âme, il l'aimerait jusqu'à la mort et jusqu'à l'au-delà et elle était tout pour lui. Mais ni Haleigh n'éytait en mesure de comprendre et cela allait si vite.. La décision était si rude..Ni Sharwyn ne serait à même de l'accepter. Elle remuait ses lèvres imperceptiblement, au dessus des rails. Elle était loin encore. Ethan les aimait trop, il s'était donné tout entier, après tout, ce dernier geste qu'il ferait pour les sauver toutes deux n'en était que l'accomplissement, sa destinée en quelque sorte. Par amour il se donnait,pour les sauvre, leur montrer à quel point il les avait aimé toutes les deux, à sa manière. Sharwyn ne s'en prendrait pas de suite à Ethan, elle s'en prendrait d'abord à Haleigh, mais ça, le jeune homme ne s'en remettrait pas, jamais. Pas plus que perdre Sharwyn à jamais. Il l'avait sauvé, il la garderait en vie jusqu'au bout, il était son ange gardien. Il avait aimé, aimait et aimerait toute sa vie et bien au-delà.Après tout , ce n'était pas si lointain... Il savait qu'il serait sûrement là pour veiller sur elles après, d'une amnière ou d'une autre, ils ne les quieterait jamais vraiment.

    Il n'avait pas le choix. Mais il n'avait pas peur. Il était plein d'amour.

    Ses beaux yeux gris, transparents scrutèrent le lointain et se reposèrent bientôt sur les yeux d'Haleigh. Il frémissait, tremblait légèrement et sa poitrine le brûlait, mais il réussit à sourire, un peu maladroitement et des ses fines lèvres et ses yeux brillaient de ce magnifique éclat protecteur et amoureux, il l'envelloppa de son souffle divin, il n'en était après tout pas si loin.. et murmura en ses belles paroles, tandis que ses yeux argent, éblouissants l'illuminèrent, elle, et lui également. Il lui dit avec toute la force, tout ce qu'il avait en lui, se donnant à elle comme il se donnerait bientôt à Sharwyn :


    - I love you, I love you so much Haleigh... Tu comprendras bien plus tard, mais fais-moi confiance, juste en cet instant, chtt ne dis rien mon amour... Vivre sans toi m'est insupportable, te perdre me tuerait, ma vie n'aurait aucun sens. ..Mais sache que, où que je sois, je t'aime et je t'aimerais, toujours, je serais toujours à tes côtés. Toujours.
    Pardonne-moi le mal que je t'ai fait, si tu savais comme je m'en veux..... Je t'aime !



    Attirant doucement sa tête en prenant dans ses mains ses fines joues, ses lèvres vinrent se fondre dans celle de sa bien-aimée qu'il embrassa avec tant d'amour et de passion. Emporté par cette passion. Ce dernier baiser. Sesdoigts vinrent s'emmêlait dans les ccheveux d'Haleigh tandis qu'il l'embrassait, quittant parfois ses lèvres pour murmurer son prénom, qu'il soit à tout jamais gravé en lui. Bientôt, il dût se détacher d'elle, essoufflé. Il tenta de lui sourire puis avec douleur, il dût se détacher d'elle, cette scène lui rappellant l'horrible il y a un peu plus d'un an. Il dégluttit. Puis il tourna les talons, et marcha en direction de Sharwyn ne cessant de se répeter de ne pas regarder sa bien-aimée, surtout pas, ce serait trop douloureux. Toutefois, il lui lanca un dernier regard, plein d'amour. Ses yeux d'ange, couleur ambre teintée d'or la regardèreent longuemment tandis qu'il s'arrachait avec douleur à elle. Ne meurs pas.
    Puis il releva le menton sentant ses muscles se contracter, sa respiration devenir bruyante, saccadée. Il baissa un instant la tête, respira fortement, regarda Paris au loin, sous le ciel rosé puis il se dirigea vers Sharwyn. Prêt à s'offrir à elle, à sa douleur, ses griffes. Il ne lui en voudrait pas. Jamais, il l'aimait trop. Il entra, baignait de lumière, prêt à mourrir pour les sauver, devant Sharwyn.

    Nulle trace de larmes en ses yeux, nul sourire, nul haine, nul rancoeur. Juste des yeux irradiants et plongés dans ceux de Sharwyn. Ses lèvres remuèrent très rapidement, sans aucun bruit. Il la regarda de son regard d'or émeraude, ses paumes ouvertes devant elle. Il était sublime. Il ne craignait rien. Il les aimait.

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