.Jane Beckerley-

   Age : 15 Inscrit le : 08 Jan 2008 Messages : 584 » Where are you ?! : .In dreams- » Connections : .Tous les jours- » Humeur : .Soft- Fiche perso' » Prénom: .Jane- » Age: .22 ans- » Nationalité: .Anglaise-
| Sujet: Journal [ Libre à qui le veux. ] Dim 11 Mai - 21:45 | |
| . Journal -
'Je rêve de jours meilleurs, en compagnie de lui, main dans la main, nez à nez, dans son amour envahissant.'
Au loin, très loin, dans un paysage paradisiaque, la lune, ronde et belle comme toujours, se pousse tout doucement emmenant les étoiles avec elle. Elle vient de terminer sa plein lune qui a éclairer plus d'un couple. Eux, ils ont eus la chance de pouvoir se tenir la main, se coller, s'embrasser, auprès de l'être aimé. On fait des plans, un avenir, dans lequel il est le centre, pour toujours. Oui, on a tous connus ça au moins une fois et parfois, on est délaissée, comme ça. Du jour au lendemain, sans nouvelles, explications, au revoir, sans même un dernier 'Je t'aime' murmurer au creux de l'oreille, amoureusement. La lune, repart, ailleurs, éclairer à la belle étoiles d'autres amours frivoles, et fait place au premiers rayons du soleil. Ces petits rayons, fin comme de la soie, qui vous amène la première chaleur de la journée en frôlant votre joue. Certains sortent les admirer, les sentir les premiers. Les rayons grandissent et s'étendent encore, puis arrive finalement sur la ville 'Lumière' de l'amour et du bonheur. La capitale française se lève alors, sous le chant symbolique du coq, qui à beau être veilleur et protecteur, il faut avouer qu'il a toujours les pieds dans la boue. Les gens se préparent pour reprendre leur quotidien qui règle toute leur éxistence, au jour le jour, d'heures en heures, minutes par minutes, et chaque secondes compte comme un trésor inestimable. Les amoureux de minuits sont déjà au chaud chez eux, et les amis de la journée sortent vivre. Et c'est toujours la même chose, sans arrêt, comme un cercle vicieux qui ne semble jamais vouloir se finir, juste pour nous tourmenter encore, et encore, et encore. Jusqu'à ce que l'on craque.
Jane vit ce cercle vicieux à chaque instant. Alors que le sourire lui revient, une image vient lui traverser l'esprit pendant une fraction de seconde, et elle retombe, d'encore plus haut, pour s'écraser encore plus fort. La douleur est si vive, qu'elle manque de tomber, mais toujours sans rien montrer. Elle est bien trop timide pour se montrer sous sa face cachée. Oh non ! Elle n'oserait jamais. C'est bien trop dure et compliquée, et même si presque sa vie dépend de sortir de ce cercle, elle veut le faire elle-même pour être fière, mais à quel prix ? Cette question, elle l'évite plus facilement que son malheur. Étrange, il faut avouer, mais c'est comme ça. Ce matin là, Jane s'est levée plus tôt. Elle a encore fixée son plafond blanc immaculé de son appartement et a délicatement posée ses pieds au sol, dans sa robe fine de nuit beige. Le menton sur son épaule gauche, elle fixa le sol, vide et morne. Puis s'est mit debout pour tirer les rideaux de dentelles de sa fenêtre. Les premiers rayons n'étaient pas encore arrivés, et douement, elle se retourna vers son placard, caressant sn chat gris dormant au passage. Elle prit une robe de chambre qu'elle plaça sur ses épaules et marcha sur son balcon. Celui-ci était un minuscule jardin, avec toutes sortes de plantes, d'arbres et de fleurs. Il y avait une chaise longue avec une table de verre. Oui, elle avait les moyens avec le succès de sa carrière. Assise, elle fixa l'horizon à l'est, et le tout premier rayon lui carresa la joue chaleureusement, puis elle ferma doucement les yeux. Une douce brise d'été envahit les lieux, et elle resta allongée sur sa chaise blanche, avec quelques mèches volantes. Pour une fois elle se sentait bien, calme, reposée, en sécurité, presque heureuse. Et, comme par enchantement, les vagues d'autrefois lui envahirent les oreilles, et l'air marin l'entoura doucement, de son odeur salé et doux. Un petit frisson la parcourut, et elle expira, profondément, calmement. Oui elle était bien.
Jane profita de se moment pour écrire. Oui, c'était le moment d'écrire la lettre hebdomadaire à Marc. Comme elle fait toujours. Elle prit une feuille, et son stylo à plume à encre noir. Elle posa le tout sur la table, et fixa une fois de plus l'horizon avant de commencer son récit de la semaine. La belle avait la chance de posséder une écriture caligraphiée presque authentique des années 1800. Ce n'est pas tout le monde qui écrit ainsi naturellement, et très peu de personnes le savent à son sujet. Elle commença donc à écrire, gentillement.
'Mon cher,
Tu peux à peine imaginer comme je me languis de toi. J'aimerais te dire tout ceci à voix haute, ou même t'envoyer ces lettres, rien qu'une fois. Mais je ne connais pas ton adresse ni la raison de ton départ. Au fond, je pense que je respecte ton choix, c'est pour ça que je ne cherche pas. Je suspecte également que tes parents soient impliqués, et si c'est le cas, je ne leur en veut pas. Je les méprise simplement. Cette semaine à été plutôt tranquille. J'ai passée une audition pour Jean-Pierre Jeunet. Le créateur du film qui tu aimes bien : Amélie Poulain. J'ai peu de chances d'être prise, mais ce n'est pas trop grave. J'ai déjà d'autres projets en cours. Comme toutes les semaines, je vois régulièrement mes amis, et cela m'aide un peu. Celle-ci est courte, mais je n'ai pas trop le temps. Je compte me promener une dernière fois où tu as fait ta proposition. Pour oublier...
Jane.'
Après quoi, elle plia la feuille qu'elle mit dans le tirroir de sa table de nuit, par-dessus d'autres. Et encore, il y en avait trois boites à chaussures pleines dans le garage. Jane s'habilla simplement, d'un jean bleu foncé délavé, d'un pull gris, et de ses lunettes de soleil noir. Elle prit ses affaires personelle qu'elle fourra rapidement dans sa poche et sortit de son vaste appartement, en fermant la porte sans bruit. Son chat, Felto, n'aime pas être réveillé. Une fois à l'extérieur, commanda un taxi et lui demanda de la déposer à une rue des Champs-Élysées. Il lui fallut plusieurs minutes avant de se décider à descendre du véhicule. Finalement, elle paya l'homme et ouvrit la porte arrière pour poser difficilement un pied. Le vaste lieu touristique s'étendait devant elle, après plusieurs mètres de marche. Jane hésita avant de mettre pied dessus. Elle avait ses lunettes de soleil sur le nez, et les longues manches de son pull gris cachait ses mains. Elle jouait nerveusement avec celle-ci, attrapant ses ongles, tourner un doigt, un tic nerveux chez elle. Devait-elle y aller ? Qu'allait-il se passer ? Sortirait-il d'un magasin ? Peut-être était-il lui aussi ici pour se souvenir. En même temps. Elle le verrait, peut-être. Jane ne cessait jamais d'espérer, mais les chances qu'il soit ici en même temps qu'elle était plus que mince. Cela relevait déjà de son imagination, et de rien d'autres. Sauf ces faux espoirs. Elle n'osait toujours pas avancer, et elle était là, tout simplement, plantée devant les Champs-Élysées, sans mettre un pied sur les pavés. Oserait-elle ? _________________
THE SECRET LIFE OF DAYDREAMS IS IN ME -- 
Dernière édition par .Jane Beckerley- le Sam 24 Mai - 14:41, édité 1 fois |
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