Dallveig E. Johansen ADMINISTRATEUR*

 { AGE }: 17 { CONNEXIONS }: Tous les jours.
CHARACTER'S CARD PRENOM*: Dallveig Elweard AGE*: Vingt et un an. NATIONALITE*: Scandinave..Français.. ?
 | Sujet: EWAN ANDERS SPENCER*** (A. Cooper) Sam 23 Jan - 17:59 | |
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Ewan Anders Spencer*** feat. Andrew Cooper | Ewan Anders Spencer• Né à Paris • 20 ans • Franco-Autrichien • Mécanicien avion – Etudes de droit
Froid; Noble; Insolent; Indépendant ; Blessé ; Méprisé ; Effronté ; Hostile ; Beau ; Respectueux ; Mesuré ; Méfiant ; Intègre ; Déterminé ; Engagé ; Méprisé.
PERSONNAGE IMPORTANT DU SCENARIO.
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« Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine? Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel, Quand la vengeance bat son infernal rappel, Et de nos facultés se fait le capitaine? Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine? »
This is the story of my life. J’étais ce petit ange-là, à la peau blême et aux cheveux d’or, Petit Prince pour mes parents, frère adoré de ma grande sœur. Les regards protecteurs et épris qui se posaient sur moi semblaient presque m’élever au rang de petit merveille qui, d’un sourire candide d’enfant dont les yeux gris toujours empreints d’un peu de mélancolie et pourtant ardents, était le petit garçon chéri. J’étais moi-même l’heureux enfant d’une union passionnelle dont l’histoire était tout autant poignante, tissée sur un heureux décor romantique qui en eût fait rêver plus d’un : imaginez une jeune femme de dix-neuf ans fraîchement débarquée à New-York, ne parlant pas un mot d’Anglais, tentant de héler un ‘yellow cab’ sur la 5th avenue et un homme de dix ans son aîné, lui aussi expatrié, Autrichien, la voyant de l’autre côté de l’avenue, secoué par un violent et délicieux coup de foudre, mais le taxi part. S’engage une course poursuite qui débouche sur un mariage six-mois plus tard et la naissance de leur première fille, un an plus tard. Le petit ange blondinet, lui, arriva six ans plus tard alors que les Spencer s’installaient tout juste à Paris. Mon père, Franz, était policier de haut vol et, s’il travaillait beaucoup dans le domaine scientifique, il était également un rudement bon flic dans sa manière de démêler les crimes en appréhendant psychologiquement le criminel. Peut-être était-ce les bonnes ondes que ma mère lui soufflait, étant elle-même psychologue. Une belle histoire qui fait rêver les amoureux de romantisme, mais qui très vite cessa de me faire rêver et transforma le ‘Petit Prince’ que j’étais en un être glacé empli de colère. Je grandis ainsi dans un climat bienheureux, partageant mon temps entre le quartier latin où j’allais étudier –flânant davantage dans les cafés où j’aimais écrire, enivré par l’odeur de cigarette de ma sœur qui jouait le rôle de mécène et qui s’avéra être ma plus précieuse alliée, d’ailleurs, nous nous admirions et adorions mutuellement : passées les courses-poursuites et hurlements dans le couloir longeant le cabinet de notre mère, nous avions grandit mais avions gardé cette complicité, elle n’avait pas seulement ce rôle de sœur, de mécène, de guide, de psy mais aussi celui de meilleure amie. Elle n’a jamais changé et notre relation non plus d’ailleurs, au contraire, tout cela s’est extrêmement renforcé après ce que nous avons vécu. Je ne peux m’imaginer sans elle. Le quartier latin, donc, notre grand appartement sur le Boul’mich’ avec le cabinet de ma mère et les patients que nous terrorisions par nos jeux, l’aérodrome du Bourget où j’aimais promener mes yeux de gamin dans le ciel pour regarder les avions effilocher les nuages, voltiger.. et puis le commissariat où bossait mon père. Les bâtiments semblaient sortis d’un siècle dernier, mi-musée mi-ruine aménagé sans aucun goût : les colonnes de marbre dans le style du Palais de Justice cohabitaient avec des néons et de vieux téléphones à fil que j’aimais enrouler autour de mes doigts tandis que mon père discutait avec des collègues, me parlait de choses très techniques ou de quelques affaires sur le point de conclure et pour lesquelles j’aimais donner mon avis. J’adorais cela, l’accompagner, et ce, depuis que j’étais gosse ; j’aimais jouer à l’enquêteur, ajouter mon grain de sel, chercher.. et au fur et à mesure, ce qui m’a plus était la continuité du boulot de mon père en quelque sorte : la police remettait les coupables aux mains de la justice qui tranchait ; je voulais trancher. Bientôt, l’idée d’être avocat commença à occuper mon esprit tandis que je passais mon temps libre entre les avions pour bricoler –sous l’œil attentif des mécaniciens qui me considéraient comme leur apprenti, moi, gamin de quinze ans-, les bibliothèques, les cafés littéraires pour y écrire mes poèmes ou participer à des débats philosophiques –une nouvelle passion, mais également dans les bibliothèques et au commissariat à la fois lugubre et mythique, inchangeable, où travaillait mon père. Enfin, travailler est un bien grand mot, disons qu’il passait plus de temps à l’extérieur, sur le terrain, qu’autre chose. Si j’avais su, j’aurai rangé ma fierté et aurait largement préféré qu’il soit un simple fonctionnaire faisant le minimum de son boulot et sans passion. Si j’avais pu un seul instant me douter…
J’avais dix-sept ans quand cela advint. Mon père était sur une sombre affaire criminelle depuis quelques semaines mais déjà s’esquissaient quelques pistes dont une très ancienne qui semblait remonter des profondeurs de l’oubli. Franz m’en avait touché quelques mots alors qu’il remontait lentement mais sûrement la piste. Un criminel qui jouait avec la police, laissant ses victimes étouffées avec des pièces ou des billets ou étranglées au préalable, el tout avec un certain délice que l’on devinait aisément à la manière qu’il avait de laisser derrière lui ses victimes comme un petit poucet eût laissé des cailloux ; son chemin, il le connaissait, celui-ci était pour attirer les flics et leur montrer clairement qu’ils étaient incapables de le coincer. Mais dans la brigade, un seul semblait l’intéresser, son élu..Mon père. L’assassin et le flic avaient eût l’occasion de se croiser une vingtaine d’années plus tôt et celui-ci entendait régler ses comptes tout en assurant ses arrières : il avait en effet l’appui de quelques mafieux qui l’avaient employé pour ‘faire le ménage’, en langage des truands : limoger, abattre ceux qui n’avaient pas payé dûment leur dose de cocaïne et notre tueur dans son art de la mise en scène les étouffait avec de l’argent. Bref, sale affaire criminelle pour laquelle mon père avait montré une fois de plus ses compétences en arrivant vite aux conclusions, étant chargé en chef de l’enquête. Durant ce temps, le commissaire en chef de la brigade fût remplacé par un nouvel arrivant qui, bien que compétent, était assez ‘frileux’ et ne souhaitait pas qu’un homme de quinze ans son cadet lui fasse de l’ombre. Ainsi, froidement et abjectement, il congédia mon père de l’enquête « Vous n’êtes plus sur le coup, trop personnel. » Lâchement, les collègues qui avaient été des fidèles alliés de mon père ne dirent pas mot et laissèrent faire les choses en baissant les yeux. Interdit, scandalisé et impuissant, mon père se retrouva mis sur le banc de touche, comme s’il n’avait plus aucune utilité et ce, abandonné de tous. Durant une semaine, je découvris mon père extrêmement malheureux, très ébranlé par ce qui s’était passé, il se portait mal. Dégoûté par ce qui avait advenu et les méthodes du policier en chef, mon père pris la décision de porter sa lettre de démission le lendemain même.
Alors qu’il allait entrer dans le commissariat, mon père s’arrêta pour échanger quelques mots avec les deux gardiens de la paix qui gardaient le bâtiment. Une voix retentit dans son dos : « Franz.. ! ». Mon père se retourna et vit son tueur de l’autre côté du trottoir qui lui sourit avant de tirer deux balles dans sa poitrine. Aussitôt, les deux flics sortirent leur arme et abattirent à leur tour l’assassin. Mais rien de tout cela ne comptait. Le pire venait d’arriver et ce, de manière incompréhensible, absurde et horrible. Mon père gisait mort dans une mare de sang, ses yeux mélancoliques et rêveurs encore entr’ouverts.
Je passerai sur les deux années extrêmement douloureuses qui suivirent et ne dirait rien sur mon état moral sinon qu’il était semblable à celui de ma mère et de ma sœur, pire même. Ma mère avait été très courageuse et digne, n’ayant rien perdu de sa douceur et de sa bonté après tant de brutalité suite au meurtre de mon père. C’est la pire chose qui puisse arriver pour un gamin de perdre ses parents comme cela : tués par un autre. Je ne le souhaite à personne. Ma sœur fût parfaite, protectrice et nos liens ne cessèrent de s’accroître et se fortifier. Peu à peu, grâce à elles deux je m’en remettais et guérissait mon cœur détruit. Je retrouvais une certaine force, une envie, des frissons irrépressibles de la vie mais aussi de la colère sourde et grandissante qui remplaçait peu à peu le chagrin. Bien sûr j’haïssait de toutes mes forces le tueur, mais je ne pouvais me venger puisque celui-ci avait été abattu quelques secondes après mon père, sachant les risques qu’il courrait, cela laissait penser à un suicide ? N’avait-il pas accompli sa dernière volonté pour enfin partir en paix ? C’était ignoble. Mais on ne peut pas hélas tuer une seconde fois un mort. Non, je méprisais ceux qui avaient maîtrisé les ficelles de ce pantin, les mafieux, ceux qui refourguaient leur drogue et avaient ainsi poussé ce suppôt à traquer mon père pour mieux l’appréhender. Lorsque je découvris les photos de cet homme, je fût frappé par son regard : ardent, comme empli d’un feu, d’une haine, quelque chose de sombre et effrayant, presque incontrôlable… A l’instant où je sentis le dégoût envahir ma bouche en voyant son visage photographié, un violent frisson me parcouru. Glacial. Depuis ce jour, je devins quelqu’un de pétrifié, glacé, dont le regard amer et insolent trahissait toute cette colère envers le monde entier. A commencer par les flics qui avaient lâché mon père… Si je ne pouvais me venger physiquement de ceux qui avaient causé ma douleur, je pouvais au moins les mépriser, les fuir et les attendre en justice pour les mettre à terre. Oui, ce désir de faire justice s’imposa encore plus fortement en moi et j’entamais alors des études de droit.
Mais la vie m’avait appris à me méfier des gens, les fuir ou les repousser d’un seul regard. J’avais extrêmement changé en six mois. Ma beauté d’ange blondinet était devenue une beauté glaciale, insolente sans perdre la noblesse qui était chère à mon âme et je tenais aux valeurs, mon apparence réservée et polie ne dissimulait pas pour autant mon sentiment d’hostilité. D’ailleurs mon sentiment de protection à l’égard de ceux qui m’étaient chers s’était décuplé : j’eût été capable d’aller à l’extrême, au bout de moi-même pour cela. La fougue et la hargne pouvait émanaient aussi brusquement que violemment de mon être d’apparence calme pour défendre les miens. Mais mon esprit avait besoin de se focaliser sur autre chose, continuer un chemin parallèle sans jamais toutefois omettre ma colère et mon désir de pister les ‘détraqueurs’ de mon père, et ce, jusqu’au bout. Je savais que j’évoluais vers autre chose et mon aspect glacé me posait en opposition de ceux qui étaient dévorés par le feu, feu que je méprisais et m’employait à détruire. Seul, ou avec ceux qui étaient comme moi. J’étais prêt à me ‘battre’ jusqu’au bout pour cela, que je le fasse seul ou avec d’autres alliés.. Je ne faillirais jamais à cela. Il n’y a pas de fatalité extérieure et je comptais bien le prouver.
Ainsi je me réfugiais dans mes bouquins de droit, une poésie sombre, violente qui eût même parfois fait pâlir Baudelaire, et le nez plongé dans la mécanique des avions. Je décrochais un petit boulot de mécanicien qui me permit de financer mes études et le petit appartement que je m’étais acheté. J’avais besoin d’être seul, indépendant, avoir la liberté de cracher ma souffrance, mes yeux froids. Mordre ceux qui s’attaquaient injustement aux plus faibles ou tentaient de faire semer la terreur. Je prenais des risques mais qu’importe ! J’attaquais si l’on menaçait, sinon, j’observais de loin, méfiant. J’étais également devenu ainsi, presque sauvage : tellement glacé qu’un contact inconnu provoquait défiance et suspicion chez moi. Je vivais seul, inapprivoisé me cachant derrière un masque d’hostilité qui parfois tombait de temps à autre lorsque je décidais de m’abandonner à quelques passions éphémères pour qu’une jolie fille vienne m’atteindre là où je me refusais à tous, borné derrière une simple politesse mêlée à mon aspect pour le moins inamical ! Mais aucune de ces aventures d’une nuit ne fut comparable à ce que je connus par la suite…
Je ne puis vous conter avec exactitude cette rencontre bouleversante et inexplicable tant j’aurais peur que mes mots ne sachant donner à cette évènement leur grandeur et l’imperceptibilité de ce qui s’opéra en cet instant entre elle et moi. Aussi, permettez-moi de laisser un instant la parole à celui qui saura dépeindre cela avec justesse. « Trois hommes d’à peine trente ans bondissaient sur un autre, plus jeune, plus beau, au regard azur et farouche, sombre et perçant. Il accusait les coups et semblait montrer les dents mais ne mordait pas, lui, les autres en profitaient. Shannon soudain sortit de sa planque d’où elle observait la scène et s’interposa, les yeux brûlants de colère, elle tremblait, secouée par le feu dévorant, pleine de rage. Elle grondait, elle attaquerait. Les gars, bouleversés par les yeux si étranges et si méchants de la jeune femme, déguerpirent. Le beau garçon aux yeux glacés et étincelants dans la pénombre s’avança alors vers elle, maintenant seul, sans les molosses. Celui-ci leva lentement les yeux sur elle, plissés avec une expression froide et distante qui contrastait avec ses yeux bleus inaccoutumés, lointains, intelligents. Il murmura froidement avec une voix très posée : - Cela ne vous regardait pas. C’était idiot et inutile. - Autant que prendre les coups sans réagir, riposta-t-elle violemment. - Autant que d’intervenir sans comprendre la situation. La pluie tombait à présent. Shannon lui dit avec colère : - Vous êtes égoïste et prétentieux mais vous êtes très beau aussi, c’est dommage. L’autre s’apprêtait à répliquer lorsqu’il grimaça et se pencha en avant une brusque envie de vomir due à un coup porté au ventre. Il était trempé par la pluie et couvert de bleus. Shannon ne broncha pas mais lui dit avec un sourire amer : - Vous avez bien moins fière allure comme ça. Venez. Une demi-heure plus tard, le jeune homme nommé Ewan Anders sortait de la douche, rhabillé mais avec les cheveux trempés. Il regarda Shannon, assise en tailleur sur le canapé qui le fixait gravement. Mal à l’aise dans cet appartement qui n’était pas le sien, le beau garçon fuyait le regard de la jeune femme. Sa voix tremblait légèrement. Dieu qu’elle était belle, se dit-il, il savait qu’il n’aurait pas du, mais il se sentait irrémédiablement attiré par l’émeraude ardent des yeux de la jeune fille. - Vous n’auriez pas du.. C’était aussi dangereux pour vous que pour moi.. Mais je voudrais vous remercier profondément. Le mot est peut-être fort, je ne me l’explique pas, qu’importe… - Alors viens, s’il te plaît. Et reste. » A cet instant-là, je sus, au frisson qui remonta le long de mon échine, empoignant mon cœur et diffusant un liquide bienfaisant dans mes veines pétrifiées, que je l’aimais. C’était elle. Elle me fascinait, et tout mon être ne tendait que vers elle et ses yeux d’émeraudes, ravivés par une flamme mordorée, persistante qui donnait à sa chair cette douceur tiède qui pouvait devenir en un seul instant brûlante et se heurter à ma peau de marbre. Je voulais me dérober en ces instants, lui refuser mes lèvres, l’empêcher de s’approcher, sentant ce contact ennemi au mien et pourtant, mes lèvres l’embrassaient avec tendresse et fougue et je me trouvais transit d’amour pour elle. Nous n’avons jamais eût de cesse de nous aimer. Nous sentons cet antagonisme de nos corps et cette colère que nous partageons pourtant. Je devrais la fuir, la repousser, lui refuser mes baisers quand je sens cette peau brûlante comme animée d’un feu intérieur. Ce regard de feu qui m’envoûte et que je déteste tant parfois. Mais je ne peux cesser de l’aimer et attribue mes suspicions quant à sa nature à un petit démon intérieur qui veut me persuader du contraire. Je ne peux croire qu’elle fait partie de ceux que je hais, que je chasse et pour qui j’ai promis vengeance. Ces longues absences soudaines à répétition, quand je la sens qui m’échappe devraient me pousser à la jalousie ou à m’opposer à elle mais je suis incapable de le lui dire. Egalement parce-que je fuis également aussi, continuant ma piste et mon combat, pour la justice ou pour régler mes comptes, et cela, je ne peux lui avouer, ni pourquoi ma peau est si froide. Nous vivons en secrets mais notre amour est mis à nu l’un devant l’autre. Elle n’est pas comme les autres.. Pas comme eux, c’est impossible. Si cela était vrai, je devrais me lever contre elle car en aucun cas je ne pourrais le tolérer. Mais ceci n’est qu’illusion, je ne peux le croire. Nos corps se méprisent et s’adorent. Jusqu’à quel point cela ira-t-il ? Dans quels chemins nous engageons-nous ou vers quels gouffres glissons-nous ?
Les sombres affaires de Paris remontent à la surface et je sens plus que jamais la menace et l’envie irrépressible d’assouvir ma colère et mon envie de justice car je les sens proches, les détraqueurs, les mafieux… Ils sont les premiers sur ma liste et ceci est indéniable. Peut-être le moment est-il enfin venu de se lever ? A présent je le sais, je suis prêt.[/font]
__Glacial __Insolent __Hostile | ____Respectueux ______Intègre ______Noble |
« Je sens beaucoup de colère en toi, Ewan. »
Ewan Anders Spencer ; une beauté froide alliée à une apparente insolence qui pétrifie ses yeux gris, ses lèvres blêmes derrière une figure glaciale. La posture noble, fière et indépendante impressionne toujours à première vue et provoque un soupçon de mépris voire une détestation totale de la part d’autrui. L’effet recherché est alors atteint. L’attitude extérieure d’Ewan est son arme principale. Il repousse les gens et atteint la solitude qu’il aime avoir. Ainsi peut-il s’appliquer des heures en réparant le moteur d’un avion, seul, dans un hangar, caché du monde entier qui ne le blesse pas dans ses instants et à qui il ne fait pas payer sa froide colère, enfouie et pourtant prête à ressurgir à chaque instant. Indépendant, effronté, il aime être dans l’absolu celui qui dirige ses actes sans nulle dépendance ou contrainte. Son histoire l’a fait ainsi, il a appris à fuir les autres et à s’en détacher car leurs crocs l’avait trop blessé pour qu’il en supporte davantage. Le petit garçon timide, réservé a gardé son attitude exempte de chaleur, seule sa politesse apparente est restée. Mais il parle peu et lorsqu’il le fait, il choisit ses mots, tranchants, nets. Ainsi est-il très souvent sur la défensive, très méfiant et difficilement apprivoisable voire hostile. La vie ne lui a pas encore arraché tous ses rêves d’enfants, ses rêves de conquête, que ce soit en plaidant pour le droit et la justice bafoué dans un monde qui ne l’accepte pas… mais elle lui a donné ce frémissement continuel dans le sang qui le tient sur ses gardes, glace son visage dans une posture noble, respectueuse mais aussi terrible par l’arrogance qui s’en dégage. Il semble défier les autres par ce mystère qu’il a dans ses yeux métalliques mais aussi par le battement du sang dans ses veines qui lui confère sa peau de marbre et ce qui pourrait émaner violemment de son cœur si on lui portait atteinte ou pire encore, si l’on s’attaquait à quelqu’un d’aimé, quelqu’un de son clan. Bien que solitaire, il peut montrer une réelle fougue qui apparaît soudainement et avec hargne. Comme la vengeance qui bat son infernal rappel… Seul un front brûlant, un regard tout aussi embrasé, à l’opposé du sien, semble apporter la sérénité, un certain équilibre au cœur froid et relativement insensible d’Ewan. Celui de Shannon ; deux colères s’exprimant radicalement différemment qui ont fusionné en un amour imparfait, avide et dangereux. L’un est un besoin, une drogue pour l’autre et vice-versa, mais tous deux sont également une périlleuse menace pour l’autre. Est-ce une volonté délibérée de l’ignorer ? Ou repousser le moment fatidique des aveux et des terribles réactions qu’ils peuvent entraîner ?
| Shannon Jill Cooperson (Kristen Stewart)
Il montrait les dents sans attaquer, il avait le regard glacial et distant, percent et froidement menaçant ; elle traquait, les yeux brûlants de l’ardeur des enfers, elle saisissait et trompait ses proies avec une facilité déconcertante. Leurs regards, de feu et de glace, se sont croisés et fascinés dès le premier instant. Ils s’aiment avec passion, dangereusement, eux que tout oppose, à commencer par leurs clans. Mais tous deux qui se cachent mutuellement leurs appartenances veulent ignorer et ne surtout pas croire à l’idée que l’un pourrait faire partie du clan adverse. |
| Gabrielle Erling (Eva Green)
Personne ne sait vraiment à quel camp appartient Gabrielle. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle traque, espionne, manipule et désamorce les gens mieux que quiconque. Ainsi, on pourrait croire que c’est une fidèle alliée d’Isandro lorsque celle-ci a commencé à faire du chantage à Shannon pour qu’elle vienne se joindre à eux dans leurs traques. Gabrielle a menacé de s’en prendre à Ewan Anders si Shannon ne se joignait pas à eux. La sachant dangereuse, Shannon Jill a accepté sous le chantage.
/ !\ LISTE EDITABLE ! |
_________________  « Vous craigniez que mon souffle glacé ne brise vos phalanges… En vérité, c’est le vôtre, brûlant, sur mon poignet blême, qui m’arrache la vie… Cessez ! »
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