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 ELENORA KIRSTEN HAMERSTEIN*** (S. Bush)

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AuteurMessage
Dallveig E. Johansen
ADMINISTRATEUR*



Féminin
{ AGE }: 17
{ CONNEXIONS }: Tous les jours.

CHARACTER'S CARD
PRENOM*: Dallveig Elweard
AGE*: Vingt et un an.
NATIONALITE*: Scandinave..Français.. ?

MessageSujet: ELENORA KIRSTEN HAMERSTEIN*** (S. Bush)   Sam 23 Jan - 17:00


Elenora Kirsten Hamerstein***
feat. Sophia Bush



Elenora Kirsten Hamerstein
    • Née à Paris
    • 20 ans
    • Française (Son nom est Autrichien et remonte à deux générations).
    • Journaliste et Etudiante en Droit.
    • Logement : Sur les toits de Paris, dans un petit appartement sous les combles, véritable petit nid charmant, harmonieux. Paris s’étale à ses pieds, Montmartre au loin se profile, la flèche d’or des Invalides se mêle à celle argent de la tour Eiffel, à sa droite..


    Brûlante; Fascinante; Insaisissable; Troublante; Infinnie Beauté; Grave; Rend avide; Splendide; Blessée; Déchirée; Mouvementée; Vaillante; Echappée; Défiante; Intense; Profonde; Consumée; Saisissante; Fidèle; Grande Force et immense fragilité; Gracieuse; Incommensurable; Parfois Dangereuse, lèvres retroussée; Mystérieuse; Eternelle..




    PERSONNAGE TRES IMPORTANT et TRES ATTENDU. EXCELLENT NIVEAU DE RP’ EXIGE !


    ▬ Story
PARTIE I
    Le Hawker Hurricane effilochait avec une sensibilité extrême les derniers nuages qui ourlaient le bitume, faisant face, farouche à la piste bordée de petites lumières rouges qui la balisaient. Elweard, gardant ses yeux rivés sur la piste, laissa glisser ses paumes d'ivoire sur les nombreux boutons et manettes, à peine éclairés par le fébrile rayon de des lampes bleutées qui versaient sur ses doigts blêmes une lumière encore si diluée qu’elle ne les colorait qu’à peine. Il ne faisait qu'un avec son avion et chaque geste qu'il effectuait lui était machinal, faisait partie de lui. Le Chasseur argent, trop longtemps retenu, grognait, fougueux, mordant bientôt la piste avec véhémence sur laquelle il coula avec une fluidité extrême. Fine et précise, l'hélice scintillante dans l’or du soir fendait avec une étroite précision l'air épais de la nuit qui s’amorçait et dont la teinte violacée se fondait peu à peu dans l’or rosé du crépuscule. Il vînt enfin lorsque l'astre écarlate déjà disparaissait derrière les nuages cotonneux aux reflets couperosés. La nuit de glace s'annonçait belle faisant son entrée en rade, lente, mystérieuse. Plus mystérieux encore étaient les iris violacées d’Elenora où se mêlaient l’émeraude soutenu, agrippées à l’horizon, glissant à la surface de la carlingue dorée, resplendissante de l’avion de chasse inondé de soleil. Elle sentait sur sa peau glacée, de marbre polie, une fine brise qui effleurait ses traits divinement sculptés. En réponse à ses prunelles étincelantes, cabalistiques, scintillantes dans l’ombre du soir, un mince sourire, ébauche d’une éternité splendide se peignit sur ses fines lèvres rouge cerise. Tout son être était tendu vers l’être, au loin, qui émergeait, tel un ange, de la carlingue d’or. L’éclat du soleil couchant reluisait sur sa peau marmoréenne, lactescente, sublimant chaque détail, traçant avec grâce et vénusté le contour noir et violacé de ses yeux dangereusement resplendissants, les fines veines effilées qui perlaient sous l’ivoire translucide de sa peau miroitante, le souffle fragile, exhalaison cristallisée, qui s’échappait de ses lèvres vermeils. Le bas de son visage, auparavant enfoui dans son écharpe blanche se tendait maintenant vers le couchant qui ourlait l’horizon d’un feu écarlate. Elle le vit sourire, de ce sourire unique et indescriptible, qui appartenait à l’éternité, formé par le souffle des anges, rêveur, troublant, farouche, impétueux, d’une grande beauté. Elenora le détaillait, tapie dans l’ombre du hangar qui faisait dos au soleil, et trouva en cet être magnifique cette profonde beauté qui la saisissait et l’envoûtait. Jamais elle n’avait vu pareil homme, il n’était pas comme les humains d’ailleurs, non, il appartenait à cette éternité évanescente, lui, l’ange du ciel à la grâce étrange… Une ombre attira pourtant le regard du pilote. Ses yeux violacés, dont les iris étaient ambrées d’or flamboyant cherchèrent un instant celui de la jeune femme, pour s’y mêler avec une intensité troublante. Silhouette admirable d’Elenora, tant en grâce qu’en subtilité, ses yeux étaient d’une grande profondeur, comme si elle avait en elle cette part d’éternité inoxydable, même par les épreuves que la vie lui avait fait endurer. Sa beauté était désarmante, fragile, puissante, délicate et déchirée.. « Elle est si belle que ça fait mal » pensa Dallveig en plongeant ses yeux ésotériques dans ceux de l’inconnue. L’intensité de son regard brûlant pénétra, soutenu, au plus profond des iris émeraude de Kirsten, éclatantes, fragiles et saisissantes. Leurs âmes se perdirent et se mêlèrent dans leurs regards qui pour la première fois de leur existence s’entremêlaient, se rencontraient .. Elenora sentait sa peau parcourue d’infimes frissons, elle en accusa le froid, mais elle sentait son cœur cogner contre sa poitrine, était-ce là aussi le froid où un instant unique et magique ? Dangereux et Fascinant ?

    Elle ne les entendit pas tant l’Ange la subjuguait, dangereusement même… Les balles éclatèrent avec fracas et la paix du soir se brisa. Elenora sentit son sang se glacer et resta pétrifiée sur place, incapable d’esquisser le moindre mouvement. Elle roula des yeux paniqués lorsqu’elle vit que son ange blême avait disparu derrière le nuage de fumée blanchâtre. Mais brusquement, elle sentit ses mains glacées se refermer sur son poignet et la prendre par la taille délicatement. Les balles sifflaient, fusaient, ripostaient, et Dallveig courait au côté d’Elenora qu’il tenait contre son cœur, enveloppée dans ses bras. Ils pénétrèrent dans le hangar qui abritait un grand avion plongé dans l’obscurité. Dallveig plaqua Elenora contre le mur, en retenant ses deux poignets délicats entre ses mains de glace. Leurs deux chairs étaient l’une contre l’autre, se fondant parfaitement dans les courbes de leurs corps. Elweard, tout en retenant la jeune femme contre lui pour la protéger, regardait à droite, à l’extérieur, l’avancée du combat par la mince ouverture de la porte du hangar, plusieurs fois, il effleura du bout des doigts le revolver qu’il avait à sa ceinture. Elenora sentait contre sa joue la nuque de son bel Ange et, haletante par cette proximité soudaine et enivrante effleura de ses lèvres la peau marmoréenne de Dallveig. La surface de sa peau fût parcourue d’infimes frissons lorsqu’il sentit effleurer sa nuque son souffle tiède. Le silence s’était fait, la paix revenait. Avec grâce, l’Ange blême infléchit à demi son visage, plongeant avec gravité ses yeux mordorés, or diamanté dans le jade des prunelles d’Elenora. Un regard subtil mais d’une extrême profondeur, bouleversante, troublante et désarmante. Il était si beau.. Indescriptible par des mots trop.. humains. Le liquide nacré qui ourlait ses iris embrasait son regard de glace. Le contour de ses iris violacés s'enflamma d'Or qui plongea dans les rainures vermillon pour les couvrir entièrement; son souffle divin effleura délicatement ses lèvres. La lueur mordorée toujours présente, intensément dans son regard glacé reprenait possession de ses yeux splendides, se mêlant au violet de ses iris, lueur sombre qui habitait toujours son regard profond. L'être était le même, mais il devint sublime. Leurs corps ne se délièrent pas, même le calme revenu, seuls leurs regards coruscants qui se découvraient, se consumaient mutuellement, éperdus, se confrontant puis se mêlant avec force et émoi. Leurs souffles aux fragrances parfaites s’unissaient, s’immisçant l’un dans l’autre, s’attirant mutuellement et leurs corps, poussés par un ardent désir réclamaient cette autre chair. Elenora frissonnait, les yeux brillants, la lèvre inférieure tremblante, es battements de son cœur cognant violemment contre la poitrine, ses doigts fins effleurant l’avant bras de Dallveig, traçant avec finesse ses petites veines bleutées, violacées qui couraient sous sa fine peau et abandonnait avec ses phalanges froides aux paumes d’ivoire d’Elweard. Ils étaient à la fois splendides et insaisissables. Terriblement beaux.

    Mais déjà, Dallveig se déroba brusquement de son regard qui fut traversé par une transparence argentée, presque métallique. Déchiré, il se détacha d’elle, de son souffle envoûtant, sentant tout son corps se tendre, se briser au fur et à mesure qu’il reculait. Elle ne bougeait pas, haletante, tremblante mais elle sentait en elle sa propre voix qui lui hurlait « Ne t’en va pas…Reste, reste… » Mais elle resta prostrée, une main contre son ventre pour tenter de calmer la sanglante déchirure de son ange disparaissant dans la nuit…

PARTIE II
    Elenora resserra ses fragiles doigts blêmes autour du puissant bras gauche de Sevard. Elle sentait sous sa peau tiède, les puissants muscles de l’avant-bras du pilote de chasse, et inspirait avec délice ce parfum rassurant et protecteur qui émanait de celui qui l’aimait. A cette pensée-là, la jeune femme frémit, sentant en elle une violente déchirure à l’idée qu’il l’aime plus qu’elle ne l’aimait.. En fait, elle adorait cet homme et tout ce qui se dégageait de sa personne, mais elle n’en était pas amoureuse, elle ne frissonnait pas pour lui, elle ne tremblait pas d’amour et de désir pour cette autre chair, contrairement à lui.. Et elle s’en voulait de ne pas aimer ce beau jeune homme à sa juste valeur, elle qui l’avait tout d’abord adoré parce qu’il ressemblait tant à lui, à son ange de la nuit, celui pour qui son corps entier frissonnait, son âme vibrait et se donnait.. Celui qu’elle n’avait jamais revu depuis ce soir d’or et de fumée, il y a quatre mois déjà. Elle secoua la tête pour tenter de le chasser de ses pensées et se blottit contre Sevard qui lui caressa la joue et l’empêcha de vaciller en la retenant contre son puissant corps pour pénétrer dans la grande salle, près de l’aérodrome, où avait lieu le bal ; là où se retrouvaient officiers et sous-officiers pilotes… Les yeux d’Elenora errèrent lointains, vers l’horizon où se dessinaient, dans la nuit étoilée, les silhouettes sombres des avions de chasse. Elle le revit et sentit en elle l’immense faille de sa disparition, sa peau froide contre ses lèvres, leurs souffles entremêlés… Kirsten tourna violement la tête pour échapper à cette vision splendide et douloureuse et se cala sur le pas de Sevard. Il lui murmurait à l’oreille que son petit frère ce soir serait enfin là, lui qui semblait toujours se dérober, multipliant les heures de vols ou les missions dangereuses, ce soir il viendrait et il était à cette idée très heureux de présenter à Elenora son frère adoré. Kirsten éprouvait un mélange de mystère et de malaise vis-à-vis de cet illustre inconnu et regarda Sevard avec de grands yeux brillants, tristes et l’embrassa en mêlant ses doigts à ses cheveux, s’enivrant de sa douce odeur, de ses délicates caresses et de son sourire éclatant. Il était beau. Il lui ressemblait tant… Ils pénétrèrent enfin dans la salle de bal, éclairée ça et là par de petits lumignons, de lampes tamisées, légèrement colorées et dans le fond, vers la piste de danse et l’orchestre, deux grands lustres. Beaucoup de couples dansaient avec une incroyable harmonie, d’autres parlaient ou étaient attablés, la plupart des pilotes étaient en uniforme, l’ensemble était très beau. Sevard serra beaucoup de mains, présenta Elenora aux rares qui ne la connaissaient pas encore, elle qui fréquentait souvent le terrain d’aviation, perçue comme fascinante et insaisissable.

    La jeune fille restait accrochée au bras de Sevard de peur de vaciller, fuyant les regards, contrairement à son attitude. Quelque chose n’allait pas. Bientôt, le pilote poussa une exclamation et fit un grand signe en direction de quelqu’un qu’il connaissait, son frère évidemment, ce même quelqu’un qu’Elenora connaissait aussi. Dallveig… à l’autre bout de la pièce, magnifique dans son uniforme, un très beau sourire aux lèvres, cabalistique et envoûtant, qui éclairait son visage d’ange blafard, ses doigts emmêlés à ceux d’une jeune femme, très jolie aussi, un peu plus petite que lui, cheveux noirs ondulés jusqu’au milieu du dos, sourire radieux, regard éblouissant, tendre et secret, amoureux quand elle regardait Elweard. Elle lui murmura quelque chose à l’oreille et son ange répondit d’un rire tendre tandis qu’il lui déposait un baiser dans le cou puis il releva les yeux en entendant son nom et croisa le regard de son frère, celui-ci s’illumina avant de se consumer intérieurement lorsqu’il vit le profil gracieux et magnifique de la jeune fille aux côtés de son frère. Elenora sentit que ses jambes se dérobaient, son cœur se déchirait en la détruisant intérieurement, peu à peu, sa gorge se noua et elle plongea la tête dans l’épaule de Sevard pour en inspirer son odeur, pour s’empêcher de s’effondrer, là, maintenant. Sevard, surpris et inquiet regarda Kirsten en lui demandant éperdu et angoissé ce qu’il se passait. Elle se détacha de lui douloureusement et lui dit d’une voix cassée et tremblante « Pardonne-moi Sevard, il faut que je sorte… Non, non, ne viens pas, j’ai besoin d’être seule… Je suis désolée.. ». Elenora sortit en courant de la salle et se jeta à l’extérieur, dans le froid mordant, dans la nuit épaisse et courut jusqu’à épuisement ; elle s’effondra près d’un avion et éclata en sanglots. Les minces flocons de givre flottaient dans l’air, en état d’apesanteur avant de mourir sur le bitume gelé et se mêler aux mèches brunes d’Elenora. Elle eût voulu mourir en cet instant, que son cœur se brise entièrement, que sa chair se glace à jamais et pourtant, lui, son ange, elle le désirait tant encore… Elle le haïssait et se haïssait pour la même raison, personne n’avait trahit l’autre, ils ne se connaissaient même pas –leurs prénoms même leurs étaient inconnus jusque-là ! - mais tout en eux était terriblement et magnifiquement mêlé, leurs souffles, leurs peaux, leur sang, leurs yeux, leurs regards et surtout leurs âmes…


    « Elenora… »


    Son sang se glaça et un violent frisson lui parcourut l’échine lorsqu’elle entendit pour la première fois sa voix. Elle était bien plus belle, plus grave, plus profonde, plus intense, dangereusement envoûtante qu’elle ne l’avait imaginé. Elle ne l’avait pas entendu venir et même si elle avait deviné aisément que son ange se tenait à quatre mètres derrière son dos, arrêté, sûrement très beau, injustement, beauté méprisable et fascinante au même titre que sa beauté à elle. Elle frémit en sentant sa présence, toute proche d’elle, lui qui l’avait fuit depuis quatre mois, depuis ce jour splendide, depuis le mois où Elenora était en couple avec son frère. Le savait-il ? Probablement. Etait-ce la raison de sa fuite ? Ou la raison dépendait de la jeune femme qui avait fait retentir chez lui ce doux rire qui lui avait si mal à elle ? Elle tourna lentement la tête vers lui.

    Sa peau blême ruisselait de milliers de petits diamants incrustés dans sa chair glaciale, scintillants à l’éclat des astres d’argent, célestes flammèches d’or noir, sublimant ses traits d’Archange, à peine nuancés par l’éclat argenté de la lune qui embrasa le regard ardent de l’ange noir, mince silhouette gracieuse et immobile au teint blafard et au regard mordoré. Les flocons de neige flottaient avec légèreté dans l’air glacial avant de mourir sur le bitume froid ou se mêler aux mèches cuivrées, déjà humides, d’Elweard. Au contact de sa peau brûlante, les cristaux fondaient instantanément traçant sur sa peau diamantée des larmes imaginaires. . La souffrance figeait et sacralisait ses traits d’Ange blessé, beauté glacée et violente, méprisante et envoûtante, troublante et désarmante, étrangement gracieuse et subtile, intense et bouleversante, saisissante et émouvante, blessée et blessante.. Ses prunelles mordorées, ambrées de fines incisions vermillon, plongèrent, cabalistiques, dans l'océan de ses iris éclatantes, elles se mêlèrent à ses yeux avec intensité, force et émoi, douleur et amour pour la jeune femme recroquevillée sur le bitume gelé, les mèches entremêlés aux flocons de neige épars, sa robe framboise enserrant son mince corps d’où se dégageait à la fois une fragilité, une immense profondeur, une beauté incommensurable, ses prunelles violacées qui brûlaient pour lui, fascination et aversion, mépris et amour suprême, destructeur, fatal et magnifique, indescriptible..
    Il sentait son être tout entier trembler pour elle, comme au premier jour, pour ses larmes qui se glaçaient sur ses joues, larmes qui traçaient des sillons noirs sur sa peau blême, mêlées au maquillage. Il s’avança vers elle et tendit sa main blafarde vers elle. Lorsqu’il effleura sa peau, elle sentit que tout en elle se brisait, que le feu la dévorait, mais elle avait mal, non, il n’avait pas le droit ! Elle grogna et se débattit tandis qu’il tentait de l’amener contre lui.

    « Lâche-moi ! Je ne veux pas de tes doigts blêmes pour prison ! Va-t-en, tu me fais mal !! ».


    De ses poings faibles elle se mit à frapper son torse, sans force, épuisée, détruite. Il ne réagit pas et prit tous les coups sans dire un mot, la regardant seulement avec souffrance et amour. Elle frappa, frappa et sentit que ses forces la lâchaient, qu’elle-même était cassée et qu’elle se tuait en donnant des coups à celui qu’elle aimait.. Elle avait épuisé ses faibles forces contre son ange et fondit en larmes avec un dernier cri. Elle s’agrippa à ses épaules et posa sa tête contre son torse, secouée par les larmes tandis qu’il la prenait dans ses bras en la berçant et en caressant ses cheveux.
    « Pourquoi ? » murmurait-elle d’une voix éraillée.

    « Reste. Mon âme a soif de toi.. Ma chair te réclame, mon sang frémit pour toi, mes lèvres tremblent d’amour, ma peau frissonne à ton souffle.. Ne pars pas..».


    L’instant était d’une beauté suprême, la lueur nacrée des étoiles miroitait avec la transparence violette et chamarrée de la voie lactée, l’instant était d’une magnificence telle qu’il ne pouvait être qu’éphémère, bientôt, l’or chatoyant et brûlant de leurs yeux ésotériques et splendides se glaceraient en un profond violet, métallique qui figeraient leurs regards d’êtres sublimes dans leur amour en anges blêmes et glacés, quand leurs souffles brûlants seraient lointains et leurs âmes déchirées loin l’une de l’autre. Son petit Prince deviendrait Archange ténébreux et elle ne cesserait de l’aimer, à jamais.
    D'infimes petits cristaux de glace ourlaient les lèvres sanguines de Dallveig qui, pas un seul instant ne s'ouvrirent. Seul son regard, d'une subtilité extrême, profond, sombre et ardent s'ancra dans ses pupilles violacées. Aucune de ces paroles ne furent prononcées, elles naquirent de ses pupilles mordorées, ainsi qu'il s'adressait à elle dans un murmure à peine perceptible. A eux deux. Leurs regards se croisaient une dernière fois. Une évanescence. Ses yeux glissèrent sur les phalanges blêmes, légèrement bleutées d’Elenora qui effleuraient ses lèvres vermillon :


    « Jamais nous n’aurions dut être ici ce soir. Une absurdité, une folie, une promesse non-dite que nous inscrivons à jamais dans nos chairs, notre sang, nos regards et nos âmes. L’éternité nous appartient, que je garde en moi à jamais le souvenir de la beauté de ce moment évanescent, de ton souffle sur ma bouche, de tes lèvres tièdes sur ma peau glacée, de ton âme entremêlée à la mienne, des frissons dans ton regard brûlant qui se mêle au mien, trouble mes sens, atteint le plus profond de mon être avec intensité, frémissant sur ma peau, regard auquel je m’agrippe et que je fuis. Je resterai en toi comme tu fais partie de moi. Fuis-moi Elenora, je t’en supplie, pour nous..»

PARTIE III
    Ils tentèrent de se fuir, ils avaient tant lutté pour, mais jamais ils n’avaient pu. Leurs souffles fragiles et brûlants qui se mêlaient irrémédiablement, les frissons dans ses yeux à elle, leurs regards qui se mêlaient avec profondeur, troublants et intenses, désarmants, fuyants, dérobés, intenses et terriblement épris, incommensurables… Violemment, son être tout entier se déchirait lorsqu’enveloppée dans les bras de Sevard, elle regardait Dallveig au loin, le canon de son Desert Eagle contre sa joue, prêt à pointer ou se lever, superbe, tel un loup face à la mort, prêt au combat. Elle avait tenté de le retenir lors des missions périlleuses, mais on ne pouvait empêcher un pilote de voler, car il appartenait au Royaume du Ciel et lorsqu’elle le voyait à ses côtés, revenant d’un vol, le regard flamboyant, il lui semblait qu’il était le plus bel Archange que l’on n’eût arraché au Ciel. Elenora tâchait d’aimer Sevard et fuir son ange de même que celui-ci se dérobait vers cette autre femme, vers le danger, le ciel noir chargé de pluie et de feu… Irrémédiablement, leurs beaux regards intenses se mêlaient avec une violente force, impétueux, terriblement épris de cet amour suprême et banni. Ils avaient tenté oui, durant un an… L’ignorance était impossible, alors leurs chairs se réclamaient douloureusement, leurs regards magnifiques, brûlants, frémissants, désarmants de cette beauté incommensurable d’une profondeur extrême s’entremêlaient et se brisaient avec douleur lorsqu’ils devaient s’arracher l’un à l’autre, se dérober pour empêcher cet amour. Elenora devait aimer Sevard. Elle l’adorait, humait avec délice son odeur, embrassait avec une grande tendresse ses fines lèvres, le regardait avec admiration lorsqu’il émergeait de son avion, était tout en émoi lorsqu’il la regardait profondément en lui disant « Je t’aime ». Elle l’adorait plus encore lorsqu’il était aux côtés de Dallveig, le couvant d’un regard protecteur et aimant, elle était saisie par la beauté et la complexité de la relation qui unissait les deux frères qui semblaient être nés de beautés divines. Elenora était également devenue très proche de Sveina Adamsberg, souvent présent sur l’aérodrome, à guetter avec elle le retour des avions de chasse ou a accompagner Sevard et Dallveig dans des missions périlleuses. Il y avait un lien très fort, très intense qui semblait lier Dallveig et Sveina au plus profond d’eux-mêmes et Adamsberg semblait avoir ancré sa main dans celle de Dallveig pour l’empêcher de sombrer dans les profondeurs du danger. Mais en réalité, Elenora, même si elle adorait Sevard, n’en était pas amoureuse ; son véritable amour ,avide, profond, intense, incommensurable était pour Dallveig Elweard, lui qui portait en lui tant de beauté, de grâce et de dignité, elle s’en blâmait sans cesse, d’autant plus qu’elle le voyait en prenant dans ses bras cette autre femme qui l’aimait sans pareille, qui frissonnait à chaque orage et guettait avec attention le retour des avions, celle que Dallveig embrassait langoureusement, celle dont il caressait la joue avec tendresse tandis que ses yeux ne pouvaient s’empêcher de dévier sur Elenora, sur elle pour qui il portait un amour suprême, fou, intense, de cet amour qu’il portait pour son éternité, là-haut, durant les vols, pour le ciel, pour son Paradis, elle-seule semblait pouvoir le retenir sur terre. Seule Elenora.

PARTIE IV
    Elenora, silhouette fine et gracieuse, belle et noble, seule, sur l’asphalte, regardait le ciel d’encre déchiré par une lumière rouge et orangée de la fin de soirée. Sa fine robe blanche flottait doucement dans l’air, effleurée par un vent pur qui coulait sur les courbes parfaites de son visage. Les Vols de Nuit quelque part luttaient, affrontaient l’ombre, éraflés par la nuit difficile à vaincre qui transportait en elle les choses mouvantes, invisibles contre lesquelles Sevard et Dallveig quelque part luttaient et, à la force des bras aveugles, devaient se tirer comme d’une mer. Sa peau glacée frémit au contact du vent qui devait, à cet instant, rouler avec fracas, transporter en lui les éclairs d’un ciel rageur et mordre avec puissance les chasseurs. Elenora sentait contre sa paume la peau marmoréenne de son petit Prince, velours des mains révélé seul dans ce bain rouge, chasseur d’étoile qui éprouvait le désir de vaincre, qui embrassait la nuit avec violence. Elle pensait à Sevard qui, lui aussi menait une lutte solitaire, livrait une ultime bataille dans son avion qui, quelque part était en péril dans les profondeurs… Une fulgurante brûlure traversa son regard figé dans la glace, agrippé au ciel et son pouls s’accéléra, elle sentait une entaille douloureuse se former en elle, la blessure était béante. Quelque chose n’allait pas. Les étoiles étaient trop luisantes et l’air trop humide, le feu et son fracas viendraient bientôt briser la paix du ciel. Sevard. Elweard. Les prunelles violacées d’Elenora, défiantes et splendides, obscures et violentes se retournèrent vers Sveina, debout à quelque mètres derrière elle qui regardait le ciel d’un air vague, lointain, les muscles contractés. Elle eût voulu hurler pour qu’il réagisse contre l’absurdité de ce vol meurtrier, contre l’émergence des combats, pour qu’il sauve Elweard, son ange sacré et sublime, pour qu’il lui ramène Sevard et ses doux baisers. Elle eût voulu le voir anxieux, prêt à partir à l’assaut des étoiles pour aller les sauver. Mais les traits de Sveina étaient aussi impassibles que d’habitude, il ne bougeait pas. Dans cette lutte, une silencieuse fraternité liait, au fond d’eux-mêmes Sveina et Elenora car tous deux tremblaient et frémissaient pour les êtres chers qui se battaient là-haut, amoureux de leur Paradis de feu et de Glace. L’hurlement mûrissait dans sa bouche au fur et à mesure que sa colère, son impuissance face à l’immense nuit grandissait, son cœur ensanglanté rendait les derniers souffles de vie qu’elle avait encore en elle. Elle n’eût pas le temps de se jeter sur Sveina, dans un élan d’indignation et de fureur désespéré, car une flammèche de rouge et d’or embrasa le ciel, traînant derrière elle l’odeur âcre de la fumée noire, du métal qui fond, de l’essence qui dévore l’avion. Elle resta pétrifiée d’horreur en regardant l’avion de chasse embrasé qui décrivait une large courbe maladroite, en chutant vertigineusement, fatalement. Les gens tout autour d’elle courraient, criaient, tout l’aérodrome militaire était en effervescence, tendu à l’extrême et tourné vers la catastrophe. Un pilote mourrait dans une flammèche dorée, son avion, dans quelques secondes allait se cracher et personne ne pourrait l’empêcher d’exploser dans un champ. Réalisant brusquement que Elenora, hébétée, paralysée d’effroi, regardait la scène, Sveina se précipita vers elle et entoura ses épaules de son bras, il tenta de l’attirer plus loin. Mais la jeune femme lui dit d’une voix sourde, lointaine, venue d’un autre monde « Qui est-ce ? ». Sveina souffla doucement « Sevard.. ». A cet instant, l’avion se crasha à une vingtaine de kilomètres dans un énorme fracas, engloutit par une colonne de fumée noire qui s’élevait vers le ciel d’encre. Elenora se dégagea avec force, rageusement et hurla de tout son être « SEVARD !! ». Elle se mit à courir, en trébuchant, en se relevant sans cesse, dans la direction de la fumée en continuant de crier son nom, sentant les larmes couler le long de ses tempes tandis qu’elle courait. Elle se cassait à chaque pas et s’écroula avec impuissance sur le bitume, incapable de se relever, secouée par les sanglots. Sevard était mort. Mort. Elle l’avait trahi.
    Elweard. Son Ange. Son Petit Prince. Où était-il ? Le ciel allait-il le lui arracher dans un flambeau d’or ? Haletante, les joues baignées de larmes, brûlée par l’immense blessure qui déchirait son être, son sang glaçait en son cœur et ses yeux fracassants, consumés, brisés regardaient la piste, l’horizon lointain, brûlants, appelant son ange de la nuit de toutes ses forces, de tout son être, avec une douloureuse et passionnelle intensité.

    « Elweard..reviens-moi.. Mes lèvres brûlantes couvriront ta peau glacée de baisers, nos peaux divines s’effleureront et se mêleront avec adoration et nos regards s’ancreront à jamais l’un dans l’autre.. Elweard, ne laisse pas le feu du ciel embraser tes ailes d’Archange… Reviens. Pour moi. Pour Sevard. »


    A ce dernier mot murmuré sa voix se brisa en un sanglot à peine étouffé. Le Ciel étoilé lui avait pris Sevard, le chasseur d’étoiles, ses baisers délicats, sa voix profonde et tendre, ses longs regards amoureux... Elenora était dépouillée et elle sentait en elle une lame enfoncée dans son âme, causée par la disparition de Sevard. Elle ne sût pas combien de temps elle resta là sur le bitume à pleurer, dans sa petite robe d’été… Il lui sembla qu’elle mourait. Et pourtant, ce fût le grondement d’un moteur d’avion, le même que celui qui avait emporté son Sevard, son adoré, qui l’éveilla. Lentement, elle tourna la tête vers le Hawker Hurricane qui s’était posé, ses yeux brillaient dans la nuit et s’agrippaient au cockpit de l’avion, elle frémissait, son souffle intense semblait suspendu dans l’air. Elweard. Son Petit Prince. Dignement, avec une douleur glacée et une immense beauté de son être vacillant de ce sentiment inexprimable entre la souffrance infinie et l’incommensurable amour qui brûlait dans son regard intense et frissonnant.

    La peau d’ivoire glacée de Dallveig ruisselait d’or, se miroitant avec les flambeaux de la nuit profonde, son teint éclatant ambré de leur flamme mordorée, sanctuaire d’or sur lequel son visage figé dans une souffrance immense qui gelait et sacralisait ses traits d’Ange blessé, beauté glacée et violente, méprisante et envoûtante, troublante et désarmante, étrangement gracieuse et subtile, intense et bouleversante, saisissante et émouvante, blessée et blessante.. Brisé au plus profond de lui-même, ses prunelles violacées, ambrées de fines incisions vermillon, plongèrent, détruites et intenses, dans l'océan des iris éclatantes d’Elenora. Une expression amère se peignit sur ses lèvres, figeant ses traits d'ange blessé en Archange aux yeux brûlants. Délibérément, farouchement, il se détacha avec une certaine brutalité de ce regard, aussi profond soit-il, le consumait, il s'échappait de ses lèvres et de son doux murmure qui l'enveloppait tout entier, le submergeait, trop pour qu'il ne le supporte. Son regard brillait avec violence, flamboyant, fougueux, agrippé à l'horizon écarlate. Essoufflé, le corps et l'âme meurtris, couverts de blessures sanglantes, il regardait la longue colonne de fumée au loin, son frère mort, son frère qu’il avait tant aimé et trahit, tué en quelque sorte..
    Il avait tant lutté, mais il ne pouvait plus, il étouffait et mourrait à petit feu ainsi. Sa respiration était sifflante et saccadée lorsqu'il fit enfin un pas vacillant sur la terre ferme, en direction d’Elenora, la seule qu’il aurait suivi jusqu’au bout, n’importe où, pour qui il était revenu, il n’y avait plus qu’elle en cet instant même si leurs regards se détruisaient mutuellement. Ils avaient si mal. Ils avaient tant pleuré. La mort de Sevard, si violente, si brutale leur avait entaillé le cœur. Ils se sentaient assassins. En s’avançant ainsi vers elle, les larmes jaillissant de ses yeux, il regarda ses mains et eût l’impression d’y voir le sang de son frère. Elenora regardait cette belle main d’ivoire aussi, celle qui avait caressé, s’était posée sur une poitrine et y avait levé le tumulte comme une main divine, celle qui s’était posé sur son visage et qui l’avait changé, cette main miraculeuse.. Kirsten prit entre ses doigts fins cette main de marbre, de velours et ancra son regard rougi par les larmes dans celui de Dallveig. Il se déroba avec brutalité de ce regard et lui dit d’une voix enrouée et pourtant si belle, si bouleversante :


    - Je l’ai tué.., et il pleura comme un enfant avec une posture si noble, magnifique pourtant.

    - Non Elweard.. Tu sais qu’il était amoureux des étoiles au point de venir s’y brûler. Il aimait le ciel passionnément.. , lui répondit d’une voix douce bien que cassée, Elenora.


    - C’est toi qu’il aimait passionnément. Je l’ai trahit et tué Elenora !! C’est une blessure que je porterai toute ma vie en mon âme..

    Il sentit ses canines s'enfoncer dans sa lèvre inférieure puis le goût du sang envahir sa bouche. Sa main s’échappa avec algie des doux doigts de son aimée, il tourna les talons, incapable de lutter encore, esquissa deux pas, lents, mesurés, avec cette attitude noble, bien que son regard soit brisé, seulement, elle ne le distinguait pas. Mais elle ressentait en elle toute cette douleur.

    - Elweard, tu n’a rien à te reprocher. C’aurait été fatal. Notre amour est incommensurable. Tu n’es pas responsable de la mort de Sevard, c’est moi, par mon manque d’amour pour lui : Ce n’est pas Sevard que j’ai aimé, c’est toi que j’ai aimé d’un amour fou, insondable, intense, infini, éternel et je t’aimerai à jamais. Qu’importe si je dois mourir pour toi, je le ferai.

    Les prunelles violacées d’Elweard s’embrasèrent d’or liquide, incandescent, bouleversées, splendides, immenses, brûlantes d’amour et de souffrance, elles se brisèrent violemment. Il recula encore d’un pas, s’arrachant de ses bras, de sa peau, de son souffle aux fragrances parfaites, de ses fines lèvres, de son regard sublimé par douleur et l’amour, d’elle dont il était avide et murmura d’une voix glacée, brisée :


    - Nos souffles, notre sang, nos âmes sont mêlés.. alors brisons-les. Pars. Ne reviens jamais. Fuis-moi Elenora.

    Elle saignait, elle saignait abondement, de ce sang noir, glacé qui l’annihilait, la tuait.. Elle allait mourir, ployant sous l’immense entaille qui se formait en son être, hurlant, s’effondrant dans une algie immense. Pétrifiée sur place, Elenora tentait de s’agripper à son regard, cherchait sa peau marmoréenne, ses lèvres vermillons, son souffle rédempteur… Mais déjà il criait d’une voix étouffée et blessée, en mourant pour elle :



    « FUIS-MOI !! »


    « Vas-t’en petit ange, cours, ne te retourne pas, cours, ça va aller, la mort va t’engloutir peu à peu, cours… » Ce fût la dernière fois qu’Elenora vit son Petit Prince, Elweard, il y a deux ans de cela. Jamais elle n’a cessé de l’aimer, son amour est incommensurable, insensé, intense, douloureux, céleste, ésotérique, insondable, infini, éternel, extrême.. De cet amour qui peuvent leur faire braver la mort pour l’être aimé. Ils l’ont bravé, chacun de leur côté et leur amour sublime, intense, infini brûle encore en eux… Mais que savent-ils encore l’un de l’autre ?

    •••
    Elenora n’est jamais revenue à l’aérodrome depuis ce jour. Sveina et son amour pour Dallveig l’a sauvée de la mort, de l’algie incommensurable qui consumait son être. Les pavés glacés et les toits d’ardoise de Paris ont recueillit ses larmes, les journaux pour lesquels elle écrit ont recueillit ses mots subtiles mais jamais son amour pour Dallveig ne s’est tari. Elle sent les frissons de son âme, les fragrances parfaites de son souffle..il est proche, elle le sait.. Et elle ne veut pas le perdre une seconde fois.

    ▬ Caractère
    BRULANTE • FASCINANTE • INSAISISSABE • TROUBLANTE • INFINNIE BEAUTE • GRAVE • ETINCELANTE • REND AVIDE • SPLENDIDE • BLESSÉE • DECHIRÉE • MOUVEMENTÉE • HARDIE • VAILLANTE • ECHAPPÉE • DEFIANTE • INTENSE • ESOTERIQUE • PRONFONDE • CONSUMÉE • GRANDE FORCE ET IMMENSE FRAGILITE • SENSIBLE • SUBTILE • FINE • FIDELE • SAISISSANTE • GRACIEUSE • CHARME FOU • INCOMMENSURABLE • TENDRE • DELICATE • FAROUCHE • PARFOIS DANGEREUSE, LEVRES RETROUSSÉES • TOUT EN HARMONIE • MYSTERIEUSE • PASSIONÉE • ETERNELLE.
    Ses pupilles violacées, troublantes, blessées, intenses, sont l’évanescence d’une éternité sacrée. Sa noble chair glaciale, frémissante, brûle de l’infinie beauté qui l’habite et l’enveloppe tout entière. Son charme fou fascine, est désiré, rend avide mais reste insaisissable car elle se dérobe, s’échappe, farouche, iris obscures et étincelantes. On ne l’approche pas ainsi, on ne l’effleure pas, on lui jette des regards à la dérobée de peur de se brûler au sien, incommensurable, grave et profond qui peut s’avérer parfois si dangereux, comme ses lèvres glacées qui se retroussent si l’on s’approche trop, si l’on pénètre trop violemment dans son regard, si on veut la saisir, si l’on menace ses aimés… Ses regards brûlants, intenses, infinis, splendides et incommensurables ne sont destinés qu’à son ange, Elweard. Elle brûle pour lui, frissonne, possède comme lui le sang sacré des anges, elle sublime avec lui, terriblement liée par le sang et l’âme, leur grande grâce, leurs souffles fragiles et parfaits, tout son être est en lui comme il est en elle. Il est le seul à avoir su saisir Elenora car elle s’est donnée à lui toute entière à jamais par leur amour incommensurable, sacré dans l’éternité, fusionnel. Elle s’échappe, se dérobe, étincelante, mystérieuse, terriblement belle aux yeux des autres hommes. S’il le faut, la colère peut vibrer en elle et la rendre magnifiquement dangereuse, emplie de rage, menaçante, hargneuse, obscure… C’est ce que son père lui a transmis : une grâce naturelle, un regard profond, intense, indéchiffrable, son immense beauté troublante et fascinante, sa grâce admirable, sa noblesse d’âme mais également ces iris violacées flamboyantes, effrontés, sa combativité et cette grande force mêlée à tant de fragilité. Elenora est une force de la nature, vaillante, noble d’âme, effrontée, tendre et parfois sombre et dans ces instants-là, ressemble tant à sa mère –emportée par une maladie cardio-vasculaire lorsque Kirsten n’avait que cinq ans. Elle a apprit à se battre, poser son regard luisant d’une étrange lueur –mélange de gravité et de détermination, subtilité et tendresse- au loin, sublimant dans les épreuves ainsi que son père adoré, veuf, lui en a donné l’exemple. Il l’a élevée seul, chérie et lui a donné cette étrange force, son indépendance, sa beauté également et toute l’intensité de son être. Elenora a donc très vite fait partie de ceux qui prennent les armes, avancent droit vers le feu, tirent leur épée du fourreau, dans les lignes de front ; jamais elle ne s’est retranché à l’arrière, elle n’a jamais eût des préoccupations semblables aux filles de son âge ! Elle a d’ailleurs toujours aimé s’échapper, observer, saisir chaque mouvement, regard ou parole, parfois disparaître longuement, insaisissable et envoûtante, à la manière de son ange à la conquête du ciel, Elenora partait –et pars encore au travers de ses reportages journalistiques- à la conquête de l’étrange humain, rêveuse, elle que l’on trouvait trop différente, trop subtile, insaisissable, ésotérique, sourire gracieux et rêveur, regard intense et troublant ; saisissante par sa beauté, banni des gens dits « normaux ». Elle est de la même espèce qu’Elweard, son ange à la grâce étrange, son Petit Prince sublimant dans le ciel qu’elle chérit elle-aussi, pour les rêves qu’il contient, l’éternité, le feu, la glace, les étoiles coruscantes, cette liberté irrépressible, là où l’incommensurable n’est pas banni. Pourtant, l’éclat de ses iris est déchiré, figé dans la douleur, entaillé par cette grande blessure qu’elle porte en elle : glacée par la perte de son ange, par cette immense douleur qui, lui, l’a brisé, annihilé, détruit, et leurs deux regards arrachés l’un à l’autre avec cette grande souffrance, brûlants l’un et l’autre au travers de leur glace apparente, se réclamant éternellement, à distance, privés l’un de l’autre, frissonnants, fuyants, brillants, submergés par l’intensité de leur amour éternel, terrible, dangereux et splendidement incommensurable.
    ▬ Relationships

Dallveig Elweard Johansen (Robert Pattinson)
Il sentit ses canines s'enfoncer dans sa lèvre inférieure puis le goût du sang envahir sa bouche. Sa main s’échappa avec algie des doux doigts de son aimée, il tourna les talons, incapable de lutter encore, esquissa deux pas, lents, mesurés, avec cette attitude noble, bien que son regard soit brisé, seulement, elle ne le distinguait pas. Mais elle ressentait en elle toute cette douleur. « Elweard, tu n’a rien à te reprocher. C’aurait été fatal. Notre amour est incommensurable. Tu n’es pas responsable de la mort de Sevard, c’est moi, par mon manque d’amour pour lui : Ce n’est pas Sevard que j’ai aimé, c’est toi que j’ai aimé d’un amour fou, insondable, intense, infini, éternel et je t’aimerai à jamais. Qu’importe si je dois mourir pour toi, je le ferai. » Les prunelles violacées d’Elweard s’embrasèrent d’or liquide, incandescent, bouleversées, splendides, immenses, brûlantes d’amour et de souffrance, elles se brisèrent violemment. Il recula encore d’un pas, s’arrachant de ses bras, de sa peau, de son souffle aux fragrances parfaites, de ses fines lèvres, de son regard sublimé par douleur et l’amour, d’elle dont il était avide et murmura d’une voix glacée, brisée :«Nos souffles, notre sang, nos âmes sont mêlés.. alors brisons-les. Pars. Ne reviens jamais. Fuis-moi Elenora. »Elle saignait, elle saignait abondement, de ce sang noir, glacé qui l’annihilait, la tuait.. Elle allait mourir, ployant sous l’immense entaille qui se formait en son être, hurlant, s’effondrant dans une algie immense. Pétrifiée sur place, Elenora tentait de s’agripper à son regard, cherchait sa peau marmoréenne, ses lèvres vermillons, son souffle rédempteur… Mais déjà il criait d’une voix étouffée et blessée, en mourant pour elle :
« FUIS-MOI !! »
« Vas-t’en petit ange, cours, ne te retourne pas, cours, ça va aller, la mort va t’engloutir peu à peu, cours… » Ce fût la dernière fois qu’Elenora vit son Petit Prince, Elweard, il y a deux ans de cela. Jamais elle n’a cessé de l’aimer, son amour est incommensurable, insensé, intense, douloureux, céleste, ésotérique, insondable, infini, éternel, extrême.. De cet amour qui peuvent leur faire braver la mort pour l’être aimé. Ils l’ont bravé, chacun de leur côté et leur amour sublime, intense, infini brûle encore en eux… Mais que savent-ils encore l’un de l’autre ? Elle sent les frissons de son âme, les fragrances parfaites de son souffle..il est proche, elle le sait.. Et elle ne veut pas le perdre une seconde fois.


Sveina Eira Adamsberg (Peter Facinelli)
Sveina a très bien connu Dallveig et Sevard dans leur grande complexité et leur beauté également. Il a donc aussi très bien connu Elenora, ils ont été très proches en amitié et le sont encore beaucoup. Lui, le rêveur insaisissable ne pouvait que s’entendre à merveille avec elle qui a dans son intensité l’évanescence d’une éternité sacrée, ils sont donc extrêmement liés par les liens du passé et sont restés très soudés depuis. Elle ne lui a jamais parlé de l’intensité de son amour pour Dallveig mais il l’a deviné sans peine en eux : leurs souffles fragiles et brûlants, les frissons de son regard à elle, leurs regards qui se mêlaient avec profondeur, troublants et intenses, désarmants, fuyants et terriblement épris, incommensurables… Adamsberg l’a toujours su, même lorsque Sevard était vivant. Il est toujours resté en contact avec Elenora, il voit parfois Dallveig et il voit dans leurs beaux regards intenses cet amour suprême.


    ▬ Gallerie


    ▬ Références; Notes Suplémentaires
    Ce petit supplément s’adresse à ceux qui seraient réellement intéressés par l’interprétation du personnage d’Elenora. Peut-être l’avez-vous vu, c’est un personnage extrêmement important, très riche et profond et tout autant subtil, il requiert ainsi un Excellent niveau de RP’ : une belle écriture, profonde, touchante, subtile, imagée, vocabulaire choisi, un réel talent pour les dialogues (Elenora s’exprime avec des mots choisis et n’évoque pas de banalités, elle ne parlera jamais en vain : sur ce point-là, elle est très semblable à Dallveig) Au minimum 80 lignes (au format du message posté) par message. Cette quantité doit aussi s’allier et faire priorité à la qualité d’écriture : mots et vocabulaire choisit, profondeur et beauté de l’écriture, des mots recherchés et de leurs enchaînements, de belles descriptions (dans le style d’écriture utilisé pour l’histoire d’Elenora), richesse de l’écriture qui doit toucher, remuer en lui même le lecteur. Une certaine quantité de lignes certes, mais surtout une réelle qualité d’écriture. L’écriture qui dépeindra et fera évoluer Elenora doit lui correspondre parfaitement, c’est pourquoi je me montre particulièrement exigeante sur ce point-là.


    Cette histoire est parfois dure à saisir dans toute son immensité, ses personnages et leurs sentiments ainsi que le cadre dans lequel ils ont évolué. Si vous souhaitez donc poser votre candidature, vous devez (en plus des qualités spécifiques mentionnées ci-dessus) avoir pressentit, été touchés (et mieux avoir lu, pour les livres !) par les références sous-entendues de l’histoire et l’univers qui pourrait être ici illustré par de nombreux exemples de films, auteurs, musiques, citations qui expliqueront peut-être de façon plus claire cet univers dans lequel baigne Elenora et ce qu’elle est vraiment ; pour parler d’avion, d’aéronautique, de combats, de la nuit et l’univers magique et hors-norme du ciel je peux bien sûr citer Antoine de Saint-Exupéry donc il serait bon d’avoir lu « Le Petit Prince », (c’est évident !), mais aussi (et surtout) « Vol de Nuit ». La poésie de René Char, Paul Eluard ou Aragon s’adapte bien également, amis plus dans l’esprit du combat et de la résistance. L’univers musical et la sensibilité artistique est bien sûr retranscrit par la musique mais également au-travers de références littéraires, peinture et images de films plus ou moins romantiques, de guerre ou dramatiques que nous avons en tête et que je ne citerai pas car Elenora a sa propre histoire et je ne veux pas vous emmener sur d’autres chemins, à vous d’apprivoiser ses rêves et son éternité. Si, néanmoins, vous désirez en savoir plus ou avoir plus de références pour interpréter au mieux Elenora, n’hésitez pas à m’en faire la demande ! Je vous place tout de même ici un petit lecteur dont la musique peut retranscrire au mieux Elenora et son histoire. (à réécouter en relisant son histoire pour que la magie opère; ne faites pas attention aux images qui sont automatiques).



    ▬ Formulaire

    VOUS
    • PUF (pseudo utilisé sur les forums) :
    • Age :
    • Fréquences des connexions :
    • Etes-vous prêts à vous engager sur long terme jusqu’au bout ? Peut-on compter vraiment sur vous pour cela ?
    • Décrivez-vous (surtout par rapport à l’écriture et les choses que vous aimez, vos points forts et faibles) en quelques mots :
    • Auteurs favoris (en littérature et éventuellement dire pourquoi ?) :

    LE RPG
    • Où avez-vous connu Paris RPG ?
    • Qu’en pensez-vous ?
    • Avez-vous des suggestions à faire ?
    • Des questions sur le fonctionnement ?

    ECRITURE
    • Niveau de RP’ : (nombres de lignes en moyenne de RP’)
    • Deux exemples de vos RP’ : (celui qui, selon vous, est le meilleur et un autre qui se situe plus ‘dans la moyenne’)

    LE PERSONNAGE D’ELENORA KIRSTEN HAMERSTEIN
    → Pourquoi choisissez-vous ce personnage ?
    → Quelles sont vos motivations ?
    → Ce qui vous plaît/attire et vous déplaît/repousse dans ce personnage ?

    ► Décrivez-moi, en une petite dizaine de lignes, le personnage d’Elenora (aussi bien son caractère que son histoire ou ses relationships), avec vos propres mots, votre propre perception :
    ► Parlez-moi un petit peu de sa relation avec Sevard, puis Dallveig (comment l’avez-vous ressentie ? Qu’est-ce qu’elle vous évoque ? Tentez de la définir ou poser vos propres mots sur la relation qu’eût Elenora avec eux-deux) :
    ► Un mot sur Dallveig :
    ► Et enfin quelques brèves phrases sur l’univers d’Elenora, ce que vous avez lu entre les lignes ou ce qui est sous-entendu ou non :

    ► Qu’est-ce que les musiques, les citations ou les livres évoquant l’univers d’Elenora vous ont évoqué ? (comparaisons etc.. Ce peut être un avis tout à fait personnel, au contraire c’est très bien).
    ► Après avoir lu la fiche d’Elenora en entier, quels mots-clés (véritables clés du personnage d’ailleurs), pourriez vous faire ressortir ? (ce peut-être, bien sûr des mots qui n’ont pas été écrits du tout et des avis personnels de l’ordre du ressentit ou de votre propre imagination) :

    ► Ecrivez ici un RP' d'une vingtaine de lignes dans lequel vous vous glissez dans la peau du PV voulu; (l'action peut se dérouler à un moment précis de son histoire -passé, présent voire même futur-) :


    → Autre ?
    → Désirez-vous quelques références artistiques et littéraires supplémentaires et/ou spécifiques que je pourrais volontiers vous fournir (sur des points donnés ou non) à propos d’Elenora ?
    → Des questions par rapport au personnage ? (n’hésitez surtout pas !)


_________________
              « Vous craigniez que mon souffle glacé
              ne brise vos phalanges… En vérité, c’est
              le vôtre, brûlant, sur mon poignet blême,
              qui m’arrache la vie… Cessez ! »

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ELENORA KIRSTEN HAMERSTEIN*** (S. Bush)

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